Vaccination : halte aux idées reçues !

Mis à jour le 30/05/2018 par Bérangère Barataud

Les peurs et contre-vérités liées aux vaccins sont encore nombreuses. Il est grand temps de faire le point sur les idées reçues pour ne plus douter !

Vaccination

Trop de vaccins chez les enfants ?

Il n’y a pas de danger à recevoir tous les vaccins pédiatriques, le système immunitaire des enfants est bien plus lourdement exposé aux agents infectieux du quotidien et sait y répondre. Il est donc largement capable de répondre à toutes les stimulations vaccinales. Pour preuve : même si tous les vaccins étaient administrés simultanément, seul 1/1000e du système immunitaire de l’enfant serait mobilisé. Quant à l’usage des vaccins combinés, il permet de limiter le nombre d’injections.

Les vaccins sont dangereux ?

Non, un vaccin est comme un médicament. Certes, il peut entraîner des effets secondaires, mais les effets indésirables graves sont très rares. C’est d’ailleurs la condition pour autoriser sa vente. Le risque d’avoir une maladie grave en absence de vaccination est beaucoup plus élevé que celui d’avoir un effet indésirable grave lié à un vaccin.

Un lien possible entre le vaccin ROR et l’autisme ?

Absolument pas ! Cette croyance non fondée vient d’une étude malhonnête publiée en 1998, tendant à démontrer un lien entre le vaccin ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole) et l’autisme. Les relais médiatiques de l’époque ont entraîné une méfiance encore tenace, reposant pourtant sur une réelle fraude scientifique. Aujourd’hui, toutes les données médicales confirment bien l’absence de lien de cause à effet entre le vaccin ROR et le risque d’autisme.

Le vaccin contre l’hépatite B donne la sclérose en plaques ?

Non, les personnes vaccinées n’ont pas plus de risque de développer une sclérose en plaques que les personnes non vaccinées. Par contre, le risque d’avoir une hépatite B augmente chez les personnes non vaccinées.

Peur de l’aluminium dans les vaccins ?

Les sels d’aluminium sont les adjuvants les plus utilisés dans la fabrication des vaccins. Ces substances stimulent le système immunitaire et rendent ainsi le vaccin plus efficace. Cela est nécessaire car les vaccins sont de plus en plus purifiés afin d’en améliorer la tolérance au prix d’une réponse immunitaire plus faible. S’il peut rester un peu d’aluminium dans la zone de l’injection, aucun lien avec la survenue de maladies n’a été prouvé. Les sels d’aluminium sont utilisés depuis plus de 90 ans et des millions de personnes sont vaccinées dans le monde chaque année. La balance bénéfice/risque est nettement en faveur du nombre de vies sauvées grâce aux vaccins.

Les vaccins recommandés sont moins importants que les vaccins obligatoires

Les vaccins recommandés sont tout aussi importants que les vaccins obligatoires. Leur seule différence de qualificatif tient à une décision de l’Etat qui n’a pas jugé nécessaire de les rendre obligatoires au moment de leur introduction dans le calendrier vaccinal, comptant sur la forte adhésion de la population et l’implication des médecins pour assurer la bonne vaccination des enfants.

Vaccination : trop d’injections chez les enfants ?

Le nombre d’injections n’a pas changé depuis le passage au nouveau calendrier vaccinal (janvier 2018). Il faut compter 10 piqûres (vaccins + rappels) au cours des deux premières années de l’enfant. Avant la nouvelle obligation vaccinale (passage de 3 à 11 vaccins obligatoires), plus de 70 % des enfants recevaient déjà ces 11 vaccins.

Sources :

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Bérangère Barataud

Rédigé le 25 mai 2018

Par Bérangère Barataud

Férue de presse scientifique et d'infos santé, mais surtout maman poule !

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