L’activité physique dans la prévention du cancer

Mis à jour le 27/02/2017 par Bérangère Barataud

Pratiquée quotidiennement, l’activité physique a de nombreux effets bénéfiques sur la santé. Mais savez-vous qu’elle permet aussi de réduire l’apparition de certains cancers ? Quels sont-ils ? On fait le point…

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L’activité physique en pratique

L’activité physique ne se réduit pas uniquement à la pratique sportive, elle inclut aussi les activités de loisirs et de la vie quotidienne.

On distingue 3 niveaux d’activité physique :

  • Les activités d’intensité légère : tâches domestiques (faire son lit, repasser…), activités de loisirs (stretching, shopping, bricolage…), activités professionnelles.
  • Les activités d’intensité modérée : tâches domestiques (passer l’aspirateur, jardiner), activités de loisirs (nager la brasse, faire du vélo sur du plat…), vie quotidienne (prendre les escaliers et non l’ascenseur, marcher vite 6 km/h).
  • Les activités d’intensité soutenue : activités sportives (natation, course à pied, tennis, squash…).

Prévention des cancers par l’activité physique

Pratiquée au quotidien et associée à une alimentation équilibrée, l’activité physique réduit le risque de développer certains cancers en agissant sur différentes fonctions de l’organisme :

  • la régulation de la glycémie ;
  • la régulation hormonale ;
  • le système immunitaire ;
  • le transit intestinal…

Cancer du côlon

  • Diminution du risque de développer un cancer du côlon de 40 à 50 % chez les personnes pratiquant une activité physique d’intensité soutenue, quel que soit leur IMC.
  • Diminution du risque de 33 % chez les personnes pratiquant une activité physique d’intensité modérée.
  • Diminution du risque de 17 % chez les individus actifs (intensité légère) par rapport aux moins actifs.
  • Diminution du risque de 24 % chez les personnes ayant une activité physique professionnelle ou de loisirs, quel que soit leur IMC.

Cancer du sein

  • Diminution du risque de développer un cancer du sein de 30 à 40 % chez les femmes pratiquant une activité physique d’intensité soutenue.
  • Diminution du risque de 18 % pour les femmes ayant une activité physique légère.
La diminution de ce risque est moins forte chez les femmes non ménopausées.

Cancer de l’endomètre

  • Diminution du risque de développer un cancer de l’endomètre de 27 % chez les femmes ayant une activité physique modérée à intense par rapport aux femmes moins actives.

Cancer de la prostate

  • Diminution du risque de développer un cancer de la prostate de 30 % chez les hommes ayant une activité physique intense par rapport à ceux ayant une activité physique légère.
Le risque de développer un cancer du côlon, du sein, de l’endomètre ou de la prostate diminue davantage avec la pratique d’une activité physique intense, on parle d’ « effet-dose ».

Bon à savoir

Les résultats de récentes études ne permettent pas, à ce jour, de conclure à l’effet protecteur de l’activité physique quant à la survenue d’autres cancers (rein, cavité buccale, rectum, pancréas…).

La bonne dose d’activité physique

L’OMS et le Plan national nutrition santé (PNNS) recommandent de pratiquer au moins l’équivalent de 30 minutes de marche rapide (intensité modérée) par jour, et de préférence par cycle d’au moins 10 minutes.
La pratique régulière d’une activité physique s’avère essentielle pour obtenir les effets préventifs escomptés.

Alexie Colson

Par Alexie Colson

Rédactrice nutrition et santé
Chargée de prévention en santé, adepte du body attack et surtout experte en salades composées !

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