Coronavirus : foire aux questions

Mis à jour le 22/04/2020 par Bérangère Barataud

Quels sont les signes de la maladie ? Le mode de transmission ? Combien de temps peut survivre le coronavirus ? En quoi consiste le dépistage ? Existe-t-il un traitement ?... Continuez à vous informer grâce à notre foire aux questions sur la covid 19.

FAQ coronavirus

Comment se transmet le coronavirus ?

L’infection se transmet par la projection de gouttelettes : postillons, éternuement, toux.
Elle peut aussi se produire après un face à face de moins d’un mètre avec une personne contaminée, pendant au moins 15 minutes. De manière générale, il faut un contact étroit avec une personne malade ou partager un même lieu de vie. Les mains sont aussi un vecteur de la transmission du virus.

Quels sont les signes de la maladie ?

Les symptômes caractéristiques d’une infection par le coronavirus sont la toux, la fièvre ou sensation de fièvre, une gêne respiratoire, une fatigue, des courbatures, maux de tête, maux de gorge.
Une perte brutale de goût ou une perte d’odorat, sans aucun autre symptôme, peut aussi être le signe d’une infection par le coronavirus. Certains malades présentent également des troubles digestifs.

Mon mari est atteint de covid 19, comment gérer ses déchets contaminés ?

Plusieurs règles sont à respecter pour la gestion d’un malade atteint du covid 19 et restant à son domicile. Tout d’abord, il faut se munir d’un sac poubelle disposant d’un système de fermeture, pour l’ensemble de ses déchets (mouchoirs, masque, gants…). Ce sac doit être gardé dans la pièce dans laquelle il est confiné. Une fois le sac plein, il doit être fermé et placé dans un second sac poubelle répondant aux mêmes caractéristiques. Ce double sac est à conserver 24h à votre domicile avant de le jeter dans les ordures ménagères ; ce délai permet de réduire fortement la viabilité du virus. Cette procédure est à appliquer jusqu’à la fin des symptômes respiratoires.

Existe-t-il un traitement contre la covid 19 ?

A ce jour, il n’existe pas de traitement contre la covid 19. La prise en charge médicale consiste à traiter les symptômes (fièvre, toux, maux de tête.) à domicile. Seuls les cas graves sont pris en charge à l’hôpital. Néanmoins, de nombreux essais thérapeutiques sont en cours.

Pourra-t-on bientôt bénéficier d’un vaccin ?

Il n’existe pas encore de vaccin contre le coronavirus SARS-CoV-2. Les travaux de recherche sont en cours et nécessiteront encore plusieurs mois.

Les traitements anti-inflammatoires sont pointés du doigt, pourquoi ?

La prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens peut être un facteur d’aggravation de la maladie chez les personnes contaminées par le coronavirus. C’est pourquoi, en cas de fièvre, il est recommandé de privilégier le paracétamol.
Les personnes traitées par anti-inflammatoires ou corticoïdes ne doivent pas pour autant arrêter leur traitement. Elles sont invitées à prendre conseil auprès de leur médecin.

Le surpoids et l’obésité sont-ils des facteurs de risque ?

Les autorités sanitaires considèrent, par analogie avec la grippe H1N1, que les personnes souffrant d’obésité morbide (avec un indice de masse corporelle > 40 kg/m2) font partie des personnes à risque de développer une forme grave d’infection par le Covid-19.
Pour rappel, l’indice de masse corporelle se calcule de la manière suivante : IMC = poids en kg / (taille en m x taille en m)

Quels sont les publics prioritaires pour les tests de dépistage ?

Vous êtes prioritaire pour bénéficier d’un test RT-PCR si :

  • Vous présentez des symptômes (fièvre, toux, difficultés respiratoires, courbatures, fatigue inhabituelle, perte de goût ou d’odorat, maux de gorge ou de tête). Dans ce cas, contactez également au plus vite votre médecin.
  • Vous êtes identifié comme personne contact par votre médecin ou l’Assurance maladie. Dans ce cas, si vous vivez avec la personne contaminée, le test doit être fait immédiatement. Sinon, il est demandé d’attendre 7 jours après le dernier contact avec cette personne.
  • Vous avez une prescription médicale.
  • Vous êtes un personnel soignant ou assimilé.

En quoi consiste le dépistage virologique par prélèvement nasal (RT-PCR) ?

La personne chargée d’effectuer le dépistage utilise un écouvillon pour prélever des cellules en haut de la cavité nasale. Ce prélèvement, conservé dans un flacon stérile, est ensuite envoyé dans un laboratoire pour analyse. Quatre à cinq heures d’attente sont nécessaires pour avoir le résultat.

Que penser des masques en tissu faits maison ?

Même si leur efficacité dépend de la matière utilisée, ils sont dans tous les cas une barrière supplémentaire à la propagation de la covid 19, car ils permettent de retenir les postillons et de limiter le contact des mains avec le visage. Ils sont recommandés par l’Académie nationale de médecine et le gouvernement depuis le 3 avril 2020.

Peut-on être infecté par le coronavirus en mangeant un aliment contaminé ?

Il est très peu probable de se faire contaminer en consommant un aliment, car la transmission du virus se fait uniquement par voie respiratoire ou par les muqueuses, et non par voie digestive. Faites néanmoins attention si vous consommez des fruits frais à bien les laver avant de les manger, car les fruits pourraient être contaminés par une personne infectée qui les auraient touchés.

La chloroquine, le traitement miracle ?

Non, il n’y a pas de traitement miracle contre le coronavirus. Olivier Véran, le ministre de la Santé, avait décidé le 23 mars 2020 de rendre accessible l’hydroxychloroquine (un dérivé de la chloroquine, commercialisé sous le nom de Plaquenil®) aux équipes médicales hospitalières qui le souhaitaient. La prescription de chloroquine (commercialisée sous le nom de Nivaquine®) était devenue possible au cas par cas, pour les malades graves hospitalisés et sur décision collégiale des médecins.
Les modalités de prescription de l’hydroxychloroquine ont été revues dans un décret publié le 26 mars au Journal officiel, indiquant que « l’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints de covid 19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile ».
Néanmoins, suite à la publication le 22 mai dernier, dans la revue scientifique The Lancet, d’une nouvelle étude alertant sur l’inefficacité de l’hydroxychloroquine chez les patients atteints de covid 19, Olivier Véran avait saisi le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) pour une révision des règles dérogatoires de prescription. Le HCSP avait pris position le 26 mai, recommandant de ne pas utiliser l’hydroxychloroquine dans le traitement de la covid 19. L’OMS avait également suspendu temporairement ses essais cliniques avec l’hydroxychloroquine.
Mais retournement de situation le 3 juin avec une nouvelle communication de l’OMS annonçant la reprise de ses essais cliniques. Cette décision fait suite à la publication d’un erratum et d’une mise en garde de la revue The Lancet vis-à-vis de l’étude publiée le 22 mai.
Après toutes ces polémiques médiatiques, on sait aujourd’hui que l’hydroxychloroquine est inefficace chez les patients atteints de covid 19.
A la maison, il ne faut pas recourir à ces traitements sans prescription médicale. Ces médicaments sont dits « à marge thérapeutique étroite », c’est-à-dire que la dose efficace et la dose toxique sont très proches, avec des effets secondaires graves, notamment cardiovasculaires. En cas de doute, demandez conseil à votre médecin.

Je suis asthmatique, comment savoir si je fais une crise d’asthme ou s’il s’agit d’une infection au coronavirus ?

Il est essentiel de faire la différence pour ne pas retarder la prise en charge de l’une ou l’autre pathologie. Les asthmatiques bien équilibrés par leur traitement ne sont pas plus à risque que la population générale face à la covid 19. Une crise d’asthme ne s’accompagne jamais de fièvre, elle associe un ou plusieurs symptômes : oppression thoracique, sensation d’étouffement et difficultés à expirer (sortir l’air des poumons) associés à une toux sèche et des sifflements.
Plusieurs symptômes sont donc communs, mais en cas de covid 19, les difficultés respiratoires sont à la fois à l’inspiration et à l’expiration, et sont toujours associées à une toux. S’y ajoutent des courbatures et une grande fatigue, que l’on ne retrouve pas dans l’asthme.

Les fumeurs ont-ils plus de risque de développer une forme grave de la maladie ?

Oui, les fumeurs sont plus à risque de développer une forme sévère de l’infection au coronavirus car leurs bronches sont fragilisées par le tabac, occasionnant des troubles respiratoires : toux, bronchites chroniques, aggravation de l’asthme…

Faut-il porter des gants pour se protéger ?

Non, il n’est pas nécessaire de porter des gants, sauf dans des cas très particuliers (personnel soignant par exemple). En effet, les gants, comme les mains, peuvent servir de support au virus si une personne à proximité tousse, éternue ou postillonne. Ce sont les gestes barrières et les mesures de distanciation physique qui sont à respecter pour éviter la contamination.

Quel est le temps de survie du coronavirus dans l’environnement ?

Le coronavirus peut survivre de quelques heures à quelques jours dans l’environnement, cela dépend des conditions environnementales dans lesquelles il se trouve : type de surface, taux d’humidité, température… Même si les mains peuvent véhiculer le virus, la contamination se fait aussi et surtout par la projection de gouttelettes : postillons, éternuement, toux. D’où l’importance des gestes barrières et du respect de la distance entre les personnes d’au moins un mètre.

Est-il vrai que le vaccin BCG serait protecteur contre le coronavirus ?

Des essais cliniques sont en cours de lancement dans plusieurs pays (Australie, Pays-Bas, Allemagne…) pour étudier cette piste. En France, c’est l’Institut Pasteur de Lille qui planifie actuellement l’étude. Les chercheurs sont partis du constat que les personnes vaccinées par le vaccin BCG développaient moins de formes sévères de covid 19 et en mourraient moins. Mais ce constat ne suffit pas à prouver un lien entre les deux, cela nécessite des essais cliniques, comparant 2 groupes de personnes atteintes de covid 19 : l’un ayant reçu le vaccin BCG et l’autre un placebo.

Est-ce que la climatisation peut véhiculer le coronavirus ?

A ce jour, les experts s’accordent à dire que la transmission de la covid 19 se fait par la projection de gouttelettes (postillons, éternuement, toux) émises par une personne porteuse du virus ou après un face à face de moins d’un mètre avec une personne contaminée, pendant au moins 15 minutes. L’impact éventuel de la climatisation a été relayé dans une étude chinoise, mais cette hypothèse de contamination mériterait d’autres recherches pour être confirmée.
Par mesure de précaution, en plus des gestes barrières, il est néanmoins recommandé d’aérer régulièrement les pièces et de ne pas obstruer les entrées d’air. L’INRS (Institut national de recherche et de sécurité) préconise en parallèle le maintien de la ventilation avec fermeture des portes pour les bâtiments équipés d’un système de ventilation mécanique simple flux ou double flux. Pour les bâtiments équipés d’une centrale de traitement d’air, il conseille le maintien de l’apport d’air extérieur et l’arrêt si possible du recyclage.
De leur côté, les établissements de santé, de médecine de ville et les établissements médico-sociaux ont l’obligation de couper les systèmes de ventilation/climatisation là où se trouve un patient covid 19 si l’air est recyclé.

 

Ces informations sont actualisées à la date du 1er septembre 2020 et peuvent être revues à tout moment selon l’évolution de la pandémie de covid 19.

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Bérangère Barataud

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