Vaccins pédiatriques : du nouveau en 2018 !

Mis à jour le 05/01/2018 par Bérangère Barataud

Depuis le 1er janvier, 8 vaccins pédiatriques, jusqu'alors recommandés, deviennent obligatoires. Avec cette mesure, le ministère des Solidarités et de la Santé souhaite améliorer le taux de couverture vaccinale chez les enfants de moins de deux ans et ainsi protéger le plus grand nombre. Un véritable enjeu de santé publique.

Vaccins pédiatriques

8 nouveaux vaccins obligatoires

Dans la liste des vaccins pédiatriques obligatoires, on compte désormais 8 nouveaux vaccins, jusqu’alors « uniquement » recommandés dans le calendrier vaccinal.
Il s’agit des vaccins contre :

  • l’haemophilus influenzae B
  • la coqueluche
  • l’hépatite B
  • la rougeole
  • les oreillons
  • la rubéole
  • le méningocoque C
  • le pneumocoque

Avant l’application de cette nouvelle mesure souhaitée par Agnès Buzin, ministre des Solidarités et de la Santé, seuls 3 vaccins pédiatriques étaient obligatoires : les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite.

Dès lors, les enfants nés à partir du 1er janvier 2018 devront être vaccinés contre ces 11 maladies. Condition sine qua none, aussi, pour leur admission en collectivité (structures d’accueil, école). Pour les enfants nés avant 2018, le vaccin DT Polio continuera à être vérifié pour l’entrée en collectivité.

En pratique, les jeunes enfants recevront 10 injections au cours de leurs deux premières années.

Ces vaccins obligatoires sont remboursés à hauteur de 65 % par l’Assurance maladie et 35 % par les complémentaires.

Pourquoi rendre obligatoires 11 vaccins ?

Certains « anti-vaccins » pointent du doigt le nombre important d’injections que devront recevoir les jeunes enfants. Or, aujourd’hui, ils sont déjà plus de 70 % à être vaccinés contre les 11 maladies en question. Il ne s’agit donc pas d’un chamboulement majeur pour les parents.

Cette mesure vise surtout à :

  • protéger les 30 % d’enfants non vaccinés contre ces maladies ;
  • améliorer le taux de couverture vaccinale, très insuffisant aujourd’hui pour la plupart des vaccins jusqu’ici recommandés ;
  • éviter les épidémies en augmentant le niveau de protection globale.

Comme le soulignent les autorités de santé, la vaccination n’est pas uniquement un acte de protection individuelle, il s’agit d’un geste de solidarité pour protéger l’ensemble de la population et surtout les personnes les plus fragiles (jeunes enfants, femmes enceintes, personnes âgées et personnes atteintes de pathologie chronique).

Vaccins obligatoires ou recommandés, quelle différence ?
Les vaccins recommandés sont tout aussi importants que les vaccins obligatoires. Leur seule différence (de qualificatif) tient à une décision de l’Etat qui n’a pas jugé nécessaire de les rendre obligatoires au moment de leur introduction dans le calendrier vaccinal, comptant sur la forte adhésion de la population et l’implication des médecins pour assurer la bonne vaccination des enfants.

Vaccins : des craintes non fondées

Sources :

Bérangère Barataud

Par Bérangère Barataud

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