Tout savoir sur le diabète de type 2

Mis à jour le 08/06/2015 par Claire Velghe

Près de 2,5 millions de Français sont concernés par le diabète. Dans environ 9 cas sur 10, il s’agit d’un diabète de type 2. Quelle est la particularité de ce diabète ? Quels en sont les causes et les symptômes ? Et comment faire pour empêcher ou retarder son apparition ? On vous dit tout !

Diabete de type 2

Diabète de type 1 et diabète de type 2, quelle différence ?

Le diabète de type 1 est insulinodépendant (DID), c’est-à-dire que le pancréas est incapable de sécréter de l’insuline, hormone indispensable aux cellules pour assimiler le glucose, leur principale source d’énergie. Le taux de sucre dans le sang est alors trop élevé et nécessite des injections d’insuline plusieurs fois par jour pour l’abaisser. Cette défaillance du pancréas est due à une maladie auto-immune qui détruit les cellules pancréatiques β.
Le diabète de type 1 apparaît une fois sur deux avant l’âge de 20 ans et représente 5 à 10 % des cas de diabète existants, chiffre qui tend à augmenter depuis ces vingt dernières années.
Les origines de la maladie, hérédité et facteurs environnementaux, rendent une prévention impossible.

Le diabète de type 2 est dit non insulinodépendant (DNID), mais il est caractérisé, comme le diabète de type 1, par une hyperglycémie, car les cellules du pancréas sont incapables de fournir de l’insuline en quantité suffisante face à une demande accrue liée à un surpoids, une obésité et une sédentarité.
Le diabète de type 2 se déclare généralement après 40 ans, mais touche aujourd’hui de plus en plus d’adolescents et d’enfants. Il représente 85 à 90 % des cas de diabète existants et connaît une augmentation très rapide, comparée à une épidémie.

Il existe également un troisième type de diabète dit « diabète sucré gestationnel » (DSG). Il se manifeste pour la première fois chez la femme enceinte et apparaît dans 3 % des grossesses dans les pays industrialisés. Ce diabète doit être surveillé car il peut provoquer chez le bébé une macrosomie, c’est-à-dire un poids de naissance de plus de 4 kg, pouvant aussi entraîner des complications. Habituellement, l’intolérance au glucose disparaît après l’accouchement, mais la mère présente alors plus de risques de développer un diabète de type 2.

Comment se développe le diabète de type 2 ?

Le diabète non insulinodépendant (DNID) se développe en trois étapes :
1 – Insulinorésistance : pendant cette phase, l’hyperglycémie (taux élevé de sucre dans le sang) est telle que l’insuline produite par le pancréas est insuffisante pour permettre aux cellules d’assimiler le glucose (le sucre) qui est leur carburant.
2 – Hyperinsulinisme : les cellules du pancréas tentent de s’adapter à la demande en produisant plus d’insuline.
3 – Insulinodéficience : après des années de production intensive d’insuline (de 10 à 20 ans parfois !), le pancréas est épuisé et ne parvient plus à sécréter la quantité nécessaire. Le sujet est à nouveau en hyperglycémie.

Les phases 1 et 2 sont considérées comme pré-diabétiques et la troisième comme un véritable diabète.

Quels sont les symptômes d’un diabète de type 2 ?

Malheureusement, le DNID peut rester asymptomatique pendant des années. On le découvre le plus souvent lors d’un examen sanguin pratiqué pour une toute autre raison. En France, on estime que 500 000 à 800 000 personnes sont atteintes d’un diabète de type 2 sans le savoir, soit un tiers des diabétiques !
Généralement, les symptômes n’apparaissent qu’en phase 3, à un stade avancé de défaillance du pancréas. Ils sont du même type que les symptômes du diabète de type 1, mais moins marqués, à savoir :

  • Une soif intense
  • Des urines abondantes et plus fréquentes, même la nuit
  • Une fatigue anormale
  • Des infections récidivantes

S’il n’est pas pris en charge, le diabète de type 2 entraîne de nombreuses complications : dysfonctionnement cellulaire, dommages sur de nombreux organes, en particulier les yeux, le système nerveux, les reins, le cœur et tous les vaisseaux. Le risque cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral est multiplié par 2 à 4.

Quelles sont les causes du diabète de type 2 ?

Les origines du diabète de type 2 sont bien connues. Outre des prédispositions génétiques, les facteurs environnementaux déclencheurs sont :

  • La consommation excessive de graisses saturées et de sucres rapides, hypercaloriques
  • La sédentarité

Il existe également des catégories de populations à risque :

  • Les personnes ayant des antécédents familiaux chez un parent au premier degré (père, mère, fratrie, enfant)
  • Les personnes obèses
  • Les fumeurs
  • Les femmes ayant eu un bébé de plus de 4 kg
  • Les habitants des îles du Pacifique, les aborigènes d’Australie, les Mauriciens, les Indiens et les Chinois ayant émigré, Indiens d’Amérique
  • Les plus de 50 ans chez les Européens et les 30-40 ans parmi les populations à prévalence élevée

Comment empêcher ou retarder l’apparition du diabète de type 2 ?

La prévention du DNID passe d’abord par une bonne hygiène de vie. En effet, toutes les études démontrent qu’un changement de mode de vie est plus efficace qu’un traitement médicamenteux pour retarder l’apparition de la maladie.

Au quotidien, pour empêcher ou retarder l’apparition d’un diabète de type 2, mieux vaut :

  • Garder, autant que possible, un poids corporel moyen, et le réduire en cas de surpoids ou d’obésité. Pour savoir où vous vous situez, calculez votre IMC !
  • Adopter une alimentation variée et équilibrée en consommant 5 fruits et légumes par jour, des produits céréaliers complets, mais aussi en réduisant vos apports en sucre et en graisses saturées. Vous pouvez les repérer en lisant les étiquettes nutritionnelles sur les produits : les graisses saturées sont signalées sous la mention « lipides » et les sucres sous la mention « glucides ». Avant d’acheter, comparez les produits et choisissez ceux contenant le moins de sucre et de lipides saturés. Sachez également qu’un produit est considéré comme gras quand il contient plus de 10 g de lipides pour 100 g. N’hésitez pas à décrypter les étiquettes nutritionnelles !
  • Pratiquer une activité physique, même à intensité modérée comme la marche, au moins 30 minutes par jour. Si vous souhaitez perdre du poids, l’intensité doit être soutenue.
  • Arrêter le tabac.

Plus d’informations :

Géraldine Colleu

Par Géraldine Colleu

Rédactrice santé
Passionnée d'art et de lettres, mais surtout incollable en prévention santé !

Tous les articles de Géraldine
Votre avis nous intéresse
Laisser un commentaire, que pensez-vous de cet article ?

Blue Captcha Image Refresh

*