Tout savoir sur la presbytie

Mis à jour le 28/09/2016 par Bérangère Barataud

La presbytie est un trouble de la vue qui touche 26 millions de Français, le plus souvent à partir de 45 ans, et rend difficile la vue de près. Quels sont les premiers signes de presbytie ? Quelles corrections apporter ? Vous saurez tout !

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Qu’est-ce que la presbytie ?

La presbytie n’est pas une maladie, elle résulte d’un
mécanisme naturelPresbytie de vieillissement des yeux. Concrètement, la presbytie est la difficulté à bien voir de près, qui résulte de la perte progressive de souplesse du cristallin. Elle est très fréquente puisqu’elle touche près de 26 millions de Français.

En temps normal, le cristallin se bombe pour assurer
une bonne « mise au point » de l’image : c’est le processus d’accommodation.

Chez une personne presbyte, le cristallin a plus de mal à se bomber, rendant plus difficile la mise au point. Ceci est dû au vieillissement naturel de l’œil qui rend les muscles moins élastiques. La vision rapprochée devient de plus en plus floue, alors que la vision de loin n’est pas perturbée.

La presbytie évolue progressivement jusqu’à 60 ans environ, puis se stabilise.

Les signes qui ne trompent pas

La vue de près devient très difficile si :

  • Vous devez reculer vos bras pour réussir à lire un journal ou un magazine.
  • Vous vous approchez de la lumière pour mieux voir.

Dans ce cas, consultez un ophtalmologiste qui fera un bilan de votre vision.
Souvent, la première gêne survient après un retour de vacances, lorsque la lumière est moins vive ou lorsque l’on est fatigué.

Bon à savoir

La presbytie peut, dans de rares cas, survenir avant 40 ans. Elle est alors souvent liée à un diabète, à une prise importante de médicaments comme les anxiolytiques ou à certaines maladies cardiovasculaires.

La correction de la presbytie

La presbytie se corrige facilement par des verres correcteurs ou des lentilles de contact. Dès les premiers signes de baisse de vision, il est important de prendre rendez-vous avec un ophtalmologiste. Certaines personnes croient à tort que corriger une presbytie naissante risque de l’augmenter. Au contraire, les personnes non corrigées se fatiguent inutilement, car la presbytie évolue avec ou sans correction.

Plusieurs solutions existent pour corriger la presbytie :

Le port d’un système de correction optique

  • La solution de base : les verres unifocaux
    La correction du verre est la même sur toute sa surface. Ils sont proposés pour certains besoins particuliers de presbytes, mais ne sont pas les corrections les plus confortables.
  • La solution intermédiaire : les verres multifocaux (verres à double ou triple foyers)
    La partie haute du verre permet de voir de loin et la partie basse de près. La démarcation au centre du verre étant très nette, l’adaptation n’est pas facile chez certaines personnes.
  • La solution la plus complète : les verres progressifs
    La correction des verres varie progressivement de haut en bas, comme leur nom l’indique. Ils permettent ainsi de voir net à toutes les distances et sans rupture optique. Ils sont particulièrement adaptés aux personnes ayant un autre défaut visuel comme la myopie, l’hypermétropie ou encore l’astigmatisme. Aujourd’hui, ces verres sont très performants à condition que le réglage chez l’opticien soit bien effectué.
  • Les lentilles de contact progressives existent et permettent de voir à toutes les distances. Mais leur adaptation est souvent difficile et beaucoup de personnes ne s’y habituent pas.

Une intervention chirurgicale

La presbytie peut, sous certaines conditions, être corrigée par laser ou implants multifocaux. Pour toute question, rapprochez-vous de votre ophtalmologiste. Dans tous les cas, il est conseillé de contrôler l’évolution de sa vue tous les 18 mois auprès d’un ophtalmologiste.

Bon à savoir

A partir de 50 ans, n’hésitez pas à consulter régulièrement un ophtalmologiste, même si vous n’avez pas l’impression que votre vision est altérée. Il pourra détecter des pathologies de l’œil comme la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) ou un glaucome.

Sources :

  • Syndicat national des ophtalmologistes de France (SNOF)
  • Association nationale pour l’amélioration de la vue (ASNAV)
Sophie NIKLASZEWSKI

Par Sophie Niklaszewski

Rédactrice nutrition et santé
Ingénieur en alimentation et santé, accro au chocolat et toujours la banane !

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