Tabac et performances sportives ne font pas bon ménage !

Mis à jour le 28/10/2016 par Bérangère Barataud

Ce n’est pas un scoop, sport et tabac ne sont pas vraiment faits pour s'entendre ! Pourtant, tous les sportifs, du dimanche ou de haut niveau, ne sont pas non fumeurs. La consommation de tabac, outre ses effets à long terme, a des conséquences immédiates sur la fonction respiratoire, le système cardio-vasculaire et la force musculaire. Ces effets se font davantage ressentir au moment d’une activité physique, qu’elle soit intense (course à pied, natation…), faible (marche, montée d’escaliers…) ou modérée. Voyez plutôt...

performances sportives

Quels sont les effets du tabac sur l’activité physique ?

Certains fumeurs ne ressentent pas immédiatement les effets du tabac sur leur activité physique. Pourtant, leurs performances respiratoires, cardiovasculaires et musculaires sont rapidement touchées.

Les fumeurs sont deux fois plus sujets à la fatigue, à l’essoufflement, aux douleurs musculaires et aux insomnies, ce qui diminue leurs performances lors de la pratique d’une activité physique par rapport aux non-fumeurs. Ils ont également deux fois plus de risque de ne pas aller jusqu’au bout de leur entraînement du fait d’un épuisement plus précoce.

Sachez aussi que fumer entraîne un ralentissement de la course. Des études ont montré que pour chaque cigarette fumée quotidiennement, il fallait 40 secondes supplémentaires au coureur pour terminer son parcours.

Mieux comprendre les effets du tabac chez les fumeurs sportifs

Au niveau respiratoire

Lors de la respiration, l’air que nous inspirons passe par les voies respiratoires pour arriver jusqu’aux poumons, puis rejoindre la circulation sanguine. Le dioxygène se fixe sur les globules rouges du sang pour être transporté vers les muscles et les organes.

Chez les fumeurs, le monoxyde de carbone inhalé par la fumée de cigarette vient se fixer à la place du dioxygène sur les globules rouges. Se produit alors une carence en dioxygène dans les muscles et les organes, entraînant une augmentation de la fréquence cardiaque au repos et un essoufflement plus rapide à l’effort.

Au niveau cardiovasculaire

Lors d’un effort physique, la respiration s’accélère, le cœur bat plus vite et les muscles consomment davantage de dioxygène. La fréquence cardiaque se retrouve alors augmentée.

Chez les fumeurs, avant même d’effectuer un effort physique, la fréquence cardiaque et la pression artérielle sont plus élevées, induisant une baisse des capacités cardiovasculaires.

Bon à savoir

L’augmentation du rythme cardiaque et notamment du myocarde (muscle du cœur) peut entraîner des risques d’infarctus. C’est pourquoi il est fortement déconseillé de fumer au moins 2 h avant et après une activité physique !

Au niveau musculaire

Les muscles, comme les poumons et le cœur, s’approvisionnent en dioxygène pour fonctionner. Dès lors que l’on fume, le taux en dioxygène est réduit et les muscles épuisent rapidement leurs ressources. Cette absence de dioxygène favorise la production d’acide lactique à l’origine des crampes, des sensations de lourdeur et de fatigue.

Si vous êtes fumeur, il reste préférable de conserver une activité physique. Néanmoins, si vous souhaitez améliorer vos performances physiques, la diminution et l’arrêt du tabac seront vos meilleures chances.
Alexie Colson

Par Alexie Colson

Rédactrice nutrition et santé
Chargée de prévention en santé, adepte du body attack et surtout experte en salades composées !

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