Syndrome du bébé secoué : secouer n’est pas jouer !

Mis à jour le 10/04/2015 par Claire Velghe

En France, chaque année, 120 à 240 nourrissons pourraient être concernés par le syndrome du bébé secoué. Ce geste violent, qui est souvent déclenché par des pleurs incessants, a toujours des conséquences dramatiques pour l’enfant. Que se passe t-il lors du secouement d’un jeune enfant ? Quelles peuvent être les séquelles ? Comment réagir face aux pleurs incessants d’un bébé ? Restez calme… on vous dit tout !

bébé-secoué_53886982

Qu’est-ce que le syndrome du bébé secoué (SBS) ?

Le syndrome du bébé secoué (SBS) est un traumatisme crânien qui survient le plus souvent lorsqu’un adulte, excédé par les pleurs incessant d’un enfant, le secoue violemment afin de le faire taire.
Le traumatisme est dû au secouement ; un impact n’est pas nécessaire et une seule fois suffit. A quelques mois, le bébé ne possède pas de muscles du cou suffisamment développés pour maintenir sa tête. De plus, le cerveau du jeune enfant est encore mou. Ainsi, pendant le secouement, le cerveau cogne contre les parois de la boîte crânienne et provoque des ruptures de veines, des hématomes et des lésions.
Ce type de traumatisme survient généralement avant l’âge d’un an, le plus souvent avant 6 mois.

De graves conséquences…

Secouer un bébé peut entraîner la mort ou provoquer des séquelles neurologiques irréversibles : déficiences intellectuelles et motrices, troubles visuels, crises épileptiques…
Le secouement est un acte volontaire qui ne peut pas être confondu avec le jeu. Sur le plan légal, il constitue un acte de maltraitance, reconnu comme un « acte de violence volontaire ». C’est une infraction pénale passible d’emprisonnement.

Pourquoi bébé pleure t-il ?

Un bébé en bonne santé peut pleurer pendant 2 à 3 heures par jour sans raison. Les pleurs augmentent progressivement pendant le premier mois pour atteindre un maximum au deuxième mois, puis diminuent à partir de 4 mois.
Les pleurs du bébé constituent son unique moyen d’expression, c’est sa façon de dire :

  • J’ai faim
  • J’ai sommeil
  • J’ai besoin d’un câlin
  • J’ai besoin d’être changé
  • J’ai besoin de calme
  • J’ai besoin de faire un rôt
  • J’ai trop chaud ou trop froid

Comment réagir ?

Les pleurs du bébé expriment souvent ses besoins basiques. Pour le calmer vous pouvez :

  • Lui donner à boire
  • Le changer
  • Lui faire un câlin
  • Le bercer
  • Lui donner votre petit doigt à sucer
  • Masser délicatement son dos ou son ventre
  • Mettre de la musique
  • Lui donner un bain, sans jamais le laisser seul
  • Sortir faire un tour en landau ou en voiture en installant bébé dans son siège auto…

Nos conseils

Il est normal d’être fatigué et de s’énerver lorsqu’on s’occupe d’un nourrisson qui pleure. Il est fréquent de ressentir un sentiment d’impuissance et de colère, mais il faut anticiper cette situation et prévoir une stratégie pour y faire face. Quoi qu’il arrive, ne secouez jamais un bébé !
Dans cette situation, il est conseillé de :

  • Coucher le bébé sur le dos dans son lit, éteindre la lumière et quitter la pièce. Même s’il continue de pleurer, un enfant est plus en sécurité dans son lit qu’avec un adulte en colère,
  • Appeler un membre de sa famille ou un/une amie pour parler et retrouver son calme,
  • Écouter de la musique, regarder la télévision ou même passer l’aspirateur pour ne plus entendre les pleurs du bébé, le temps de retrouver son calme,
  • Demander conseil à son médecin.

Si vous constatez un changement de comportement chez votre bébé, s’il ne pleure pas comme d’habitude ou s’il a de la fièvre, contactez rapidement un médecin.
N’hésitez pas à informer toutes les personnes qui s’occupent de votre enfant des risques de secouer un bébé.

Sources :

Mots clefs

Géraldine Colleu

Par Géraldine Colleu

Rédactrice santé
Passionnée d'art et de lettres, mais surtout incollable en prévention santé !

Tous les articles de Géraldine
Votre avis nous intéresse
Laisser un commentaire, que pensez-vous de cet article ?

Blue Captcha Image Refresh

*