Suivi gynécologique, suivez le guide !

Mis à jour le 14/10/2016 par Bérangère Barataud

En France, hors grossesse, le suivi gynécologique n’est pas obligatoire. Il est pourtant recommandé de consulter régulièrement son médecin, un gynécologue ou une sage-femme, et de participer aux campagnes de dépistage organisé. Frottis, mammographie, dépistage IST… En quoi ces examens consistent-ils ? A qui s’adressent-ils ? A quelle fréquence les réaliser ? Explications, car une femme avertie… en vaut deux !

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Le frottis

Comment ça se passe ? L’examen est réalisé par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme. Après la mise en place d’un spéculum dans le vagin, un prélèvement superficiel de cellules est effectué au niveau du col de l’utérus à l’aide d’une petite brosse ou d’une spatule. Placé sur une plaque de microscope, le prélèvement sera ensuite analysé par un laboratoire.
Pourquoi ? Le papillomavirus humain (HPV) est transmis lors de relations sexuelles. Il est à l’origine de lésions qui peuvent évoluer vers un cancer du col de l’utérus. Le frottis pratiqué régulièrement permet de détecter les cellules anormales et de proposer rapidement un traitement.
Pour qui ? Le frottis est conseillé aux femmes entre 25 et 65 ans, même pour celles qui ont été vaccinées contre les papillomavirus humains, car le vaccin ne protège pas contre tous les types de HPV.
A quelle fréquence ? Les deux premiers frottis se pratiquent à un an d’intervalle. En l’absence de problème, il peut ensuite être réalisé tous les trois ans. Votre médecin, votre gynécologue ou votre sage-femme* peut vous conseiller un autre rythme selon votre histoire personnelle ou en cas de signes suspects : saignements, lésions sur les organes génitaux ou l’anus…

La mammographie

Comment ça se passe ? L’examen s’effectue dans un centre de radiologie agréé. Le radiologue réalise une palpation des seins puis deux radios de chaque sein. A l’issue de l’examen, une première interprétation est possible mais dans le cadre du dépistage organisé, les clichés seront interprétés par un second médecin pour confirmer le diagnostic.
Pourquoi ? La mammographie permet de dépister des nodules, à l’origine du cancer du sein.
Pour qui ? La mammographie est conseillée aux femmes entre 50 et 74 ans, ou plus précocement selon l’histoire personnelle de chacune.
A quelle fréquence ? A partir de 50 ans, il est conseillé de pratiquer une mammographie tous les deux ans, et tous les ans pour les patientes à risque. Cependant, consultez votre médecin, votre gynécologue ou votre sage-femme sans attendre ce délai si vous observez une rougeur de la peau au niveau de la poitrine, un écoulement de mamelon, ou si vous sentez une masse lors de la palpation de votre poitrine.

Le dépistage des IST (Infections sexuellement transmissibles)

Comment ça se passe ? Deux types de dépistage peuvent être proposés :

  • Une prise de sang, qui permet de rechercher les anticorps dans le sang ;
  • Un frottis vaginal permettant de rechercher le germe après une mise en culture du prélèvement.

Comment se déroule le test dans un CDAG (Centre de dépistage anonyme et gratuit) ?
A votre arrivée dans le centre, un numéro vous est attribué pour respecter la règle de confidentialité, puis vous rencontrez un médecin. Lors de cet entretien, il vous posera quelques questions sur les circonstances qui vous amènent à faire le test et sur vos pratiques pour évaluer les risques. Selon les cas, le médecin vous auscultera et fera des prélèvements ou une infirmière vous fera une prise de sang. Quelques jours plus tard, après présentation de votre numéro de dossier, toujours pour respecter votre anonymat, les résultats vous seront annoncés lors d’un nouvel entretien avec un médecin. Les résultats ne sont jamais envoyés par courrier, ni annoncés par téléphone dans le souci de vous accompagner au mieux.
Pourquoi ? Les infections sexuellement transmissibles n’ont pas toujours de symptômes visibles, c’est pourquoi un dépistage est indispensable après chaque prise de risque. Une prise de risque est un moment où vous avez pu être directement en contact avec des infections. Vous prenez un risque en ayant des rapports sexuels sans préservatif et sans connaître le statut sérologique de votre partenaire ou en ayant un contact direct avec une lésion.
Pour qui ? Pour tous, homme et femme, et à tout âge !
A quelle fréquence ? A la suite d’une prise de risque, contactez au plus vite votre médecin, les urgences, un centre de dépistage ou un planning familial, afin d’évaluer les risques encourus avec un professionnel.

Et pour la pilule ?

Les médecins généralistes, les gynécologues et les sages-femmes peuvent vous renseigner et vous prescrire un contraceptif.
La pilule peut être prescrite pour 12 mois et ne nécessite donc, en l’absence de problème particulier, qu’une visite annuelle dès que la pilule donne satisfaction.
Un bilan sanguin doit être effectué dans les 3 à 6 mois après le début de la prise d’une pilule, puis tous les 5 ans ou au rythme que vous conseillera votre médecin, votre gynécologue ou votre sage-femme.

* Depuis 2009, les compétences des sages-femmes ont été élargies au suivi gynécologique de prévention : frottis de dépistage, examen des seins (prescription de mammographies), diagnostic des IST, pose de DIU, implants contraceptifs, suivi de contraception orale.

Géraldine Colleu

Par Géraldine Colleu

Rédactrice santé
Passionnée d'art et de lettres, mais surtout incollable en prévention santé !

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