Tout savoir sur le virus Ebola

Mis à jour le 29/09/2014 par Marine Drouin

En 38 ans, le virus Ebola a fait environ 3 450 victimes en Afrique dont 2 917 rien que ces 10 derniers mois (au 25 septembre 2014). L’année 2014 représente un véritable pic de contamination, inquiétant ainsi les autorités sanitaires du monde entier qui parlent d’une véritable épidémie. Mais que sait-on vraiment de ce virus ? Sommes-nous menacés par cette infection ? Découvrez les réponses à toutes vos questions.

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Quelles sont les origines du virus ?

Le virus Ebola a été identifié pour la première fois en 1976 près de la rivière Ebola située au Congo. Avec ses 500 victimes en 37 ans (1976 -2013), le virus n’a jamais été considéré comme une priorité sanitaire contrairement à d’autres épidémies telles que le sida ou encore le paludisme qui tuent chaque année des millions de personnes. Oui mais voilà, depuis le début de l’année, le virus Ebola s’est rapidement propagé en Afrique Centrale et en Afrique de l’ouest, tuant de nombreuses personnes en peu de temps. Les pays aujourd’hui concernés par l’épidémie sont le Nigéria, la Guinée, la Sierra Leone, la République Démocratique du Congo et le Libéria. Un cas de contamination a également été recensé au Sénégal.

Pourquoi le virus Ebola fait-il peur ?

  • Des symptômes impressionnants : La période d’incubation du virus varie entre 2 et 21 jours après contamination. Les premiers symptômes débutent généralement par une forte fièvre, associée à des douleurs musculaires, diarrhées, vomissements, éruption cutanées…. La phase avancée de la maladie se traduit par des signes neurologiques (coma, agitation, épilepsie) voire hémorragiques (hémorragies internes, externes, nécroses des organes) pouvant aller jusqu’au décès.
  • Une transmission rapide : La transmission du virus Ebola se fait généralement à partir d’animaux sauvages et se propage ensuite à la population par transmission interhumaine. Durant la période d’incubation, la personne contaminée n’est pas encore contagieuse. En revanche, dès l’apparition des premiers symptômes, le risque est très présent. La transmission du virus est possible dès lors qu’il y a contact avec les fluides corporels tels que les secrétions des muqueuses, la salive, la sueur, le sperme, le sang, les matières fécales…. Le risque de contamination est présent encore 2 mois après la guérison d’une personne mais également en cas de contact avec un cadavre.
  • Un taux de létalité important : Aujourd’hui, le virus Ebola compte 5 sous-types, plus ou moins mortels en fonction de la région dont ils proviennent. On estime ainsi que le taux de létalité lié à ce virus (taux de mortalité sur une population donnée) varie entre 25 % et 90 % selon le sous-type. C’est une infection foudroyante qui peut tuer une personne en moins de 8 jours.
  • Pas de remède officiel : Le véritable problème rencontré par les autorités sanitaires est qu’à l’heure actuelle, il n’existe aucun remède fiable et testé contre ce virus. Seuls les symptômes classiques de la grippe peuvent être traités (diarrhées, vomissements…). Un sérum expérimental appelé ZMapp, a toutefois été administré à 2 Américains contaminés au Libéria. Ce sérum, qui n’avait été jusque là testé que sur des chimpanzés, a fourni des résultats encourageants puisque les 2 humanitaires ont vaincu la maladie et sont aujourd’hui complètement guéris. Au vu des ravages de l’épidémie, la diffusion de ce traitement, bien que non homologué par les autorités sanitaires, a tout de même été autorisée à d’autres patients. Il faut cependant rester très prudent quant à l’efficacité de ce traitement qui n’est qu’en phase expérimentale. Il n’est pas possible à partir de quelques patients de faire des statistiques et encore moins de prévoir les effets secondaires potentiels.

Sommes-nous concernés en Europe ?

Les personnes les plus à risque en Europe sont les humanitaires qui partent dans les pays à risque soigner les victimes du virus. Etant en contact direct et prolongé avec les malades, ces derniers sont les plus exposés à une potentielle contamination, même si celle-ci reste rarissime aux vues des mesures sanitaires prises sur place. Bien que quelques cas aient été recensés parmi des Européens (dont une Française), de nombreuses précautions, comme la prise en charge au sein d’un établissement spécialisé dans les maladies infectieuses et la mise en quarantaine du patient, permettent de rendre le risque de transmission en Europe quasi nul.
De plus, selon les autorités Européennes, la probabilité pour qu’une personne voyageant dans les zones à risque soit contaminée reste minime au vu des modes de transmission du virus, du peu de personnes s’y rendant et des mesures de sécurité renforcées aux aéroports. Le risque zéro n’existant pas, il faut toutefois rester vigilant et suivre certains conseils si vous devez vous rendre dans l’un des pays exposés.

Quels sont les mesures à adopter en cas de voyage dans l’une des zones contaminées ?

  • Evitez les zones où l’épidémie est la plus forte (zones forestières et tropicales). Pour cela, consultez les fiches conseils aux voyageurs de ces pays sur le site du ministère de la santé.
  • Evitez tout contact avec des animaux sauvages vivants ou morts mais également avec toute personne présentant une forte fièvre, des troubles digestifs ou des hémorragies.
  • Ne consommez la viande et les produits laitiers que s’ils sont bien cuits.
  • Lavez-vous souvent les mains avec du savon ou une solution hydro-alcoolique.
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