Tout savoir sur les différentes pilules contraceptives

Mis à jour le 05/11/2014 par Marine Drouin

En France, la pilule est la méthode contraceptive la plus répandue puisque 60% des femmes sous contraceptif l’utilisent ! Mais que sait-on vraiment de ces pilules ? Fonctionnement, composition, action, mode de prise, risques médicaux… êtes-vous bien informée ? Pour une contraception avisée, c’est par ici !

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La pilule est un contraceptif qui agit en diffusant dans le sang les mêmes hormones que les ovaires. Il existe deux types de pilules, composées d’une ou deux hormones. Présentation…

Les pilules « combinées » (PC) ou œstroprogestatives

Composition : elles contiennent deux hormones : un progestatif et un œstrogène.
Selon le type de progestatif, la pilule appartient à la 1ère, 2e, 3e ou 4e génération.
Prise : elles se présentent sous forme de tablette correspondant à un cycle. On doit prendre une pilule chaque jour à heure fixe pendant 21 jours puis arrêter pendant 7 jours. C’est pendant cette dernière semaine que surviennent les règles. En cas d’oubli supérieur à 12h, le contraceptif n’est plus efficace.
Pour celles qu’une interruption de prise pourrait perturber, il existe des tablettes de 28 pilules contenant 4 ou 7 pilules placebo !
Action :

  • Elle bloque l’ovulation. Ainsi, si cette pilule est prise en continu (sans interruption de 7 jours et sans pilule placebo), les règles ne surviennent pas
  • Elle modifie la glaire cervicale, afin d’empêcher les spermatozoïdes de franchir le col de l’utérus
  • Elle empêche l’implantation dans l’utérus

Prescription : les pilules de ce type sont les plus prescrites en France car elles conviennent à une grande majorité de femmes. Cependant, il existe des contre-indications médicales : antécédent ou prédisposition à la thrombose, cholestérol, hypertension artérielle, migraines, maladies du cœur ou des vaisseaux, maladie du foie, cancer…

Risques médicaux : La pilule étant avant tout un médicament, il existe de nombreux effets indésirables qui peuvent conduire à des complications. En effet, toutes les pilules œstroprogestatives présentent le même risque de thrombose artérielle (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde) et ce peu importe la génération. En revanche, il a été récemment prouvé que le risque d’accident thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire) était deux fois plus élevé chez les pilules de 3e et 4e que celles de 2e génération (4 cas pour 10 000 utilisatrices contre 2 pour 10 000).
A noter tout de même que les cas de thromboses chez les femmes prenant la pilule sont rares et que le risque sous prise de pilule reste inférieur à celui pendant la grossesse (6 cas pour 10 000 femmes).
Cependant, suite au récent scandale des pilules 3e et 4e génération, les professionnels de santé privilégient désormais les pilules 2e génération sauf cas exceptionnel. Les pilules 3e et 4e génération ne sont ainsi prescrites qu’en cas d’intolérance ou d’impossibilité d’utiliser d’autres contraceptifs (pilule 1e et 2e génération, anneau, stérilet…).

Les risques sont plus importants lors de la première année d’utilisation puis diminuent avec le temps, mais la proportion persiste entre 2e et 3e génération.[/do]

A quelle génération appartient votre pilule ?

Consultez la liste des « Contraceptifs oraux commercialisés en France au 1er septembre 2012 » en cliquant ici !

Bon à savoir

Si votre pilule appartient à la catégorie des 3e ou 4e génération et que vous n’en êtes pas informée, n’hésitez pas à consulter votre médecin ou gynécologue.

Les pilules microprogestatives (PP)

Composition : elles ne contiennent qu’une seule hormone en quantité très faible : un progestatif.
Action : il existe deux types de pilules microprogestatives

  • A base de désogestrel (70 µg) : elles suppriment l’ovulation. Il est alors possible de ne plus avoir de règles du tout !
  • A base de lévonorgestrel (30 µg) : elles ne suppriment pas l’ovulation mais agissent en épaississant les sécrétions du col de l’utérus, ce qui empêche le passage des spermatozoïdes ; les règles surviennent alors toutes les 4 semaines.

Prise : Une pilule doit être prise chaque jour de l’année, à heure fixe.
Attention ! Les pilules à base de lévonorgestrel ne tolèrent pas de retard de prise de plus de 3 heures ! Pour celles à base de désogestrel, le retard ne doit pas excéder 12 heures.

Prescription : les pilules microprogestatives peuvent être utilisées sans danger par une plus grande quantité de femmes que les pilules combinées, cependant elles peuvent réveiller l’acné, provoquer une prise de poids ou des troubles des règles (saignements entre les règles, règles irrégulières).

Géraldine Colleu

Par Géraldine Colleu

Rédactrice santé
Passionnée d'art et de lettres, mais surtout incollable en prévention santé !

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