Quelles solutions face à la migraine ?

Mis à jour le 11/10/2015 par Bérangère Barataud

La migraine touche près de 10 % de la population française, mais reste souvent minimisée par ceux qui en souffrent au rang de simple mal de tête. Non traitée, elle peut alors être responsable de sérieuses conséquences sur la vie familiale, sociale et professionnelle. Qui est concerné ? Quels sont les différents types de migraine ? Les traitements et moyens de prévention efficaces ? Des réponses… sans prise de tête !

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La migraine, plus qu’un simple mal de tête !

La migraine n’est pas un banal mal de tête ! Elle est plus longue, plus intense et s’accompagne d’autres symptômes : nausées, vomissements… Les crises sont épisodiques, leur fréquence peut aller de quelques fois par an à plusieurs fois par semaine.
Lors d’une crise, des substances inflammatoires sont libérées autour des nerfs et des vaisseaux sanguins de la tête causant une vive douleur. Mais entre les crises, le migraineux ne ressent aucun symptôme.
Les origines de la migraine restent peu connues, elles sont vraisemblablement génétiques. Quant aux effets déclencheurs, ils sont propres à chaque cas : stress, faim, sommeil troublé, lumière vive, bruits, odeurs fortes, médicaments, alcool, café, fromage, chocolat…
La migraine touche 6 à 8 % des hommes et 15 à 18 % des femmes (ces dernières étant plus concernées pour raison hormonale), et affecte surtout les 35-45 ans, mais aussi parfois les enfants. Les premières crises surviennent le plus souvent à la puberté et disparaissent généralement après 50 ans.

Une migraine, plusieurs formes

L’International Headache Society a établi une série de critères permettant d’identifier les différents types de migraines :
La migraine sans aura. C’est la migraine la plus fréquente. Elle est dite « sans aura », c’est-à-dire sans signe annonciateur. Elle correspond à l’ensemble de ces critères :
A. Au moins cinq crises répondant aux critères B à D.
B. Crises durant de 4 à 72 heures (sans traitement).
C. Mal de tête ayant au moins deux des caractéristiques suivantes :

  • unilatéral : un seul côté de la tête est douloureux ;
  • pulsatile : la douleur est perçue par pulsation ;
  • modéré ou sévère ;
  • aggravé par les activités physiques de routine, telles que monter ou descendre les escaliers.

D. Durant les crises, au moins l’un des caractères suivants :

  • nausée et/ou vomissement ;
  • photophobie (crainte de la lumière) et phonophobie (crainte du bruit).

E. L’examen clinique doit être normal entre les crises.

La migraine sans aura probable. Cette migraine présente tous les critères de la migraine sans aura sauf un.

La migraine avec aura. Elle se caractérise par la manifestation de signes annonciateurs, le plus souvent visuels. Ces signes peuvent durer de 5 minutes à 1 heure, la migraine survient dès leur dissipation.
Les autres formes de migraines sont plus rares.

Un réel problème de santé publique

La migraine est une affection bénigne qui est rarement le signe d’une maladie grave. Cependant, elle se révèle un véritable problème de santé publique car elle provoque douleurs, incapacités, baisse de la qualité de vie, ainsi qu’un coût financier important pour les personnes et la société.
De plus, les crises répétées et l’angoisse constante de la suivante ont des répercutions sur la vie familiale, sociale et professionnelle des personnes qui en souffrent.
En outre, elle prédispose à d’autres maladies. Le risque de dépression, par exemple, est trois fois plus élevé chez les personnes souffrant de migraines ou de céphalées graves.

Que faire face à la migraine ?

Les maux de tête sont souvent minimisés. Les personnes souffrant de migraine hésitent à consulter et se tournent vers une automédication alors qu’il existe des traitements efficaces. Entre 30 à 45 % des migraineux n’ont jamais consulté pour leur migraine ! Ainsi, n’hésitez pas, parlez-en à votre médecin ! Afin de faciliter le diagnostic, d’identifier votre type de migraine et les éventuels effets déclenchant, il vous conseillera vraisemblablement de tenir un agenda des crises. Il permet de noter pour chaque crise : la date de survenue, la durée et l’intensité de la douleur, les facteurs déclenchant et les médicaments utilisés à chaque crise migraineuse (sur prescription ou non).
Le traitement de la migraine est généralement médicamenteux, mais sachez que la relaxation, le rétrocontrôle (biofeedback) et les thérapies cognitives et comportementales de gestion du stress ont fait leurs preuves ! Ces solutions peuvent être envisagées dans certains cas en fonction du profil psychologique du patient.
Enfin, quelques règles d’hygiène de vie peuvent permettre de diminuer la survenue des crises : éviter les situations de stress, adopter des horaires de sommeil réguliers et suffisants, ne pas sauter de repas et pratiquer une activité physique régulière.

Géraldine Colleu

Par Géraldine Colleu

Rédactrice santé
Passionnée d'art et de lettres, mais surtout incollable en prévention santé !

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