Que sont les troubles fonctionnels digestifs ?

Mis à jour le 28/09/2016 par Bérangère Barataud

Ballonnements, nausées, douleurs abdominales... peuvent être les signes de troubles fonctionnels digestifs. Ces troubles concernent près de 30 % des Français ! Comment les diagnostiquer et comment les prévenir ? Toutes les réponses à vos questions…

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Diagnostiquer un trouble fonctionnel digestif

Les troubles fonctionnels digestifs se manifestent par des douleurs (ou une gêne) dues à la digestion. A la suite de problèmes digestifs réguliers ou soudains, il est important de consulter un médecin afin d’écarter la possibilité d’une maladie organique (cancer gastrique ou pancréatique, maladie de Crohn…). Une fois cette possibilité écartée, le médecin pourra diagnostiquer un trouble fonctionnel digestif.
L’origine du trouble n’est pas forcément alimentaire. En effet, aucun régime particulier n’a prouvé son efficacité pour l’éviter. La digestion est un système complexe. Le problème est souvent dû à la combinaison d’un problème digestif et d’une sensibilité personnellement prononcée aux sensations digestives. Il n’y a donc pas de solution universelle, il faut adapter le régime alimentaire au cas par cas.

La dyspepsie (digestion difficile)

Elle se manifeste par une gêne digestive, des ballonnements, des nausées et l’impression d’un estomac constamment plein qui perturbe la sensation de faim. La gêne se situe donc au niveau de l’estomac.
Les causes sont multiples :

  • Un repas copieux ;
  • L’ingestion d’aliments sans une mastication suffisante ;
  • La consommation de boissons gazeuses ou l’abus d’alcool ;
  • Certains aliments : les graisses (surtout cuites), le tabac, le café, le chocolat, les épices, les aliments acides, les sauces et la viande rouge ;
  • Le stress ou les émotions.

Nos conseils

Comment prévenir une digestion difficile ?

  • Tentez d’identifier les facteurs déclenchant afin de pouvoir ensuite les corriger ou les éviter. Un agenda alimentaire peut vous aider dans cette tâche. Il s’agit de noter chaque prise alimentaire (repas / collation / grignotage) et parallèlement les symptômes observés, ainsi que la sensation de stress ou les émotions. Progressivement, certains aliments pourraient être identifiés comme des facteurs déclenchant.
  • Prenez vos repas dans un endroit calme, sans télévision par exemple, et mangez lentement.
  • Si cela vous est possible, faites une petite marche digestive après le repas, mais pas de sport ou d’effort physique trop intense !
  • Essayez de modifier vos habitudes de vie, car les médicaments se révèlent souvent inefficaces dans les cas de dyspepsie.

L’aérophagie

Elle est due à une présence trop importante d’air dans l’estomac qui provoque des gonflements, des douleurs au niveau de l’intestin et des éructations.
Les causes :

  • L’air est avalé en trop grande quantité lors des repas ou à chaque déglutition de salive pendant la journée ;
  • Les mâcheurs de chewing-gum, les fumeurs et les femmes enceintes sont plus exposés au risque d’aérophagie.

Nos conseils

Comment prévenir ?

  • Mastiquez plus longtemps vos aliments avant de les avaler afin de créer des bouchées pâteuses sans air ;
  • Limitez votre consommation de chewing-gum, bière, soda et tabac.

Le syndrome du côlon irritable (ou colopathie fonctionnelle)

Le syndrome du côlon irritable se manifeste par des malaises et des douleurs au niveau de l’intestin, ainsi que des ballonnements, des flatulences et des diarrhées.
Les causes :

  • Les douleurs sont provoquées par la vitesse des aliments dans le côlon : trop lente ou trop rapide ;
  • Certains aliments peuvent favoriser les gênes : légumes secs, choux, bulbes (ail, oignon, fenouil, céleri), radis, poireaux, artichauts, frites, viandes grasses, sauces et fromages fermentés.

Les facteurs déclenchant sont souvent les mêmes que pour la dyspepsie.

Nos conseils

Comment prévenir ?

  • Musclez votre ventre par de la gymnastique ;
  • Buvez suffisamment d’eau pour limiter les risques de constipation ;
  • Il n’existe pas de régime type : il vous faut repérer vos intolérances personnelles et adapter votre alimentation en conséquence ;
  • Si votre médecin vous a prescrit des médicaments, respectez la fréquence et les doses des prises ;
  • Tentez de limiter votre stress. Il n’est pas à l’origine du trouble mais peut en augmenter les symptômes, en particulier la douleur.

Sources :

  • « Guide de la santé dans votre assiette », Que Choisir Ed.
  • Ameli-sante.fr
Géraldine Colleu

Par Géraldine Colleu

Rédactrice santé
Passionnée d'art et de lettres, mais surtout incollable en prévention santé !

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