Prévention, bien-être… la santé connectée au service des seniors

Mis à jour le 28/09/2015 par Bérangère Barataud

Applications santé, sites d’information, objets connectés… difficile aujourd'hui d’ignorer ces moyens technologiques qui nous veulent - a priori - du bien. La santé connectée s’immisce petit à petit dans notre quotidien, en particulier celui des seniors. Et si, grâce aux nouvelles technologies, chacun pouvait améliorer sa santé et prévenir le risque de maladie ? En voilà une belle promesse…

senior connecté

Ils mesurent votre poids, surveillent votre tension, analysent votre rythme cardiaque… les applications et objets connectés liés à la santé participent à une nouvelle approche de la médecine. Si 76 % des personnes se disent intéressées par les applications de prévention/bien-être, 87 % seraient plutôt en quête d’une aide à la prise en charge et au suivi de maladies spécifiques. Mais dans les faits, les Français, qui plus est les seniors, ne sont pas (encore) très « connectés »…

Applis santé, objets connectés… on se lance ?

« C’est avant tout le besoin qui crée la nécessité d’aller vers la santé connectée », explique Guillaume Marchand, président et co-fondateur de dmd Santé, leader dans l’évaluation des applications mobiles et objets connectés liés à la santé. Mais en pratique, il y a de quoi être un peu perdu face à la multitude d’applications disponibles.
« Les personnes intéressées par les applications santé ou les objets connectés doivent en parler à leur médecin, leur pharmacien ou leur infirmière à domicile qui pourra les aiguiller dans leur choix en fonction de leurs besoins. Il faut aussi se poser les bonnes questions : est-ce que l’utilisation de telle ou telle application me rassure, est-ce c’est plus facile pour moi d’avoir mes données inscrites sur mon smartphone pour les montrer à mon cardiologue plutôt que de tout noter sur papier ?… » Et pour ceux qui rêveraient de se faire prescrire une balance ou un tensiomètre connecté, il faudra attendre encore un peu. Même si certains objets disposent du marquage CE et ont donc le statut de dispositif médical, ils ne peuvent (pour l’instant) figurer sur l’ordonnance, faute d’avoir démontré le service médical rendu, c’est-à-dire leur bénéfice pour la santé et leur moindre coût en terme de santé publique.

A chacun son appli !

Au rayon des applications disponibles sur le marché, certaines vous aident à ne pas oublier vos médicaments (Medi’Rappel), d’autres surveillent votre sommeil (iSommeil), stimulent votre mémoire (Dynseo), géolocalisent les professionnels de santé (Geomedica)…
Du côté des objets connectés, les bracelets mesurant l’activité physique (nombre de pas, calories brûlées…) restent les plus prisés. Les glucomètres et tensiomètres intéressent davantage les personnes atteintes de maladies chroniques. Quant à la balance connectée, elle centralise bon nombre d’informations (IMC, pourcentage de masse grasse…) qui permettent de lutter contre un surpoids ou une dénutrition.
Pas de doute, l’offre est bien là, encore faut-il trouver acquéreurs. Du coup, difficile de savoir si ces applis et objets connectés tiennent leur promesse en matière de prévention et impact positif sur la santé. On aurait besoin de vraies études scientifiques sur le sujet.

Marguerite Brac de La PerrièreMes données sont-elles bien protégées ?
Réponse de Marguerite Brac de La Perrière, avocate, directrice du département santé numérique du cabinet Alain Bensoussan.

La loi « Informatique et Libertés » définit notamment les principes à respecter lors de la collecte, du traitement et de la conservation des données personnelles. Elles doivent être collectées pour des finalités déterminées et ne peuvent être traitées ultérieurement de manière incompatible avec ces finalités. En principe, un traitement de données doit avoir reçu le consentement de la personne concernée ou intervenir en application d’un contrat.
Les utilisateurs ont aussi des droits, notamment d’accès, de modification et de suppression de leurs données. Au niveau européen, un projet de règlement est attendu d’ici peu pour unifier les mesures de protection des données à caractère personnel au sein des pays membres.
Pour éviter les mauvaises surprises, il est important de consulter les Conditions générales d’utilisation (CGU) et/ou les Conditions générales de vente (CGV) qui constituent des contrats avec les utilisateurs, dans lesquels les finalités des traitements de données et la destination d’usage d’une application et/ou d’un objet connecté doivent être précisées. Le responsable d’un traitement de données qui méconnaît les dispositions de la Loi informatique et libertés s’expose à des sanctions pénales, qui seront largement renforcées dans le cadre du règlement européen…

Sources :

  • Enquête « Les Français, la santé et les objets connectés »
  • Objets connectés @55plus 2014, Baromètre Médialis / Senior Strategic
  • Baromètre Santé 2015 Deloitte / Ifop
  • Le corps, nouvel objet connecté, CNIL
Bérangère Barataud

Par Bérangère Barataud

Férue de presse scientifique et d'infos santé, mais surtout maman poule !

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