Pourquoi faut-il se faire vacciner ?

Mis à jour le 20/03/2015 par Géraldine Colleu

L’Organisation Mondiale de la Santé estime que la vaccination sauve la vie de 2 millions de personnes chaque année ! Pourtant, 15% des Français restent méfiants vis-à-vis des vaccins. Comment fonctionne la vaccination ? Quels sont les risques ? Qui doit se faire vacciner ? Faites une piqûre de rappel !

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Comment fonctionne la vaccination ?

Lorsqu’un microbe (bactérie, virus, parasite, toxine) pénètre dans le corps, il alerte immédiatement notre système immunitaire qui commence alors à fabriquer des anticorps pour le détruire. Mais le temps de produire ces anticorps, vous pouvez être malade avec parfois de graves complications. La vaccination permet d’éviter cette dernière phase. En effet, lors d’un vaccin, on injecte dans l’organisme un microbe rendu inoffensif mais qui alerte quand même le système immunitaire. La fabrication des anticorps prendra toujours du temps, mais puisque le microbe est inactivé, vous ne serez pas malade.
Dans les deux cas, contamination naturelle ou vaccin, le système immunitaire gardera en mémoire pendant un temps variable l’anticorps adapté au microbe. En cas de nouvelle infection, les anticorps pourront agir immédiatement et vous ne serez pas malade.

Existe-t-il des risques à se faire vacciner ?

  • Les vaccins ne détériorent pas les défenses immunitaires, au contraire, ils les renforcent mais uniquement pour les maladies pour lesquelles on a été vacciné.
  • Il n’y a pas de risque de trop solliciter le système immunitaire, les vaccins ne représentent qu’une petite partie des microbes contre lesquels on doit lutter chaque jour.
  • Des effets indésirables peuvent survenir lors de certains vaccins : fièvre, douleur au point d’injection… Votre médecin pourra vous prescrire un traitement ou vous renseigner sur la conduite à tenir. Au cours de la consultation avant vaccination, il pourra également déterminer si vous présentez des contre-indications, même si les cas sont très rares.

Globalement, le rapport risque/bénéfice est clairement en faveur de la vaccination car elle permet d’éviter de nombreuses maladies : cancer du col de l’utérus, coqueluche, diphtérie, grippe, hépatite B, infections à méningocoque de type C, poliomyélite, rougeole, rubéole, tétanos, tuberculose… Certaines de ces maladies peuvent être graves et entraîner de lourdes complications, voire la mort.

Même pour les adultes !

Certes, plusieurs vaccins sont administrés dans les premières années, mais la protection qu’accordent les vaccins n’est pas toujours éternelle. Les vaccinations doivent se poursuivre à l’âge adulte !

  • Pour tous : Certains rappels doivent être faits tous les dix ans : diphtérie, tétanos, poliomyélite.
  • Pour les femmes en âge d’avoir des enfants : La rubéole. En effet, si elle survenait pendant une grossesse, elle pourrait entraîner de graves malformations du fœtus.
  • Pour les plus de 65 ans et les personnes souffrant de maladie chronique (maladies rénales, maladies cardiovasculaires, asthme, diabète) : La grippe. Le virus change chaque année, il faut donc se faire vacciner tous les ans.
  • Pour les voyageurs et les professionnels de santé, certains vaccins sont vivement recommandés ou obligatoires, renseignez-vous auprès de votre médecin.

Bon à savoir

Les mises à jour sont possibles à tout moment, même si vous avez oublié un rappel !
Pour rester à jour, imprimez votre carnet de vaccination et faites-le remplir par votre médecin !

Même contre les maladies qui ont disparu en France !

Le tétanos, la poliomyélite, la diphtérie ont disparu en France justement grâce au vaccin. Si la vaccination s’arrêtait, ces maladies pourraient réapparaître en France. De plus, elles existent toujours dans d’autres pays. La facilité, la fréquence et la vitesse des voyages imposent donc de rester prudents.
Enfin, une large vaccination de la population permet de protéger les personnes qui ne peuvent pas être vaccinées.
Si certains vaccins ne sont pas obligatoires par la loi, cela ne signifie pas pour autant qu’ils sont moins importants. Simplement, la politique de Santé Publique a évolué ces dernières années. Depuis 1970, l’incitation est préférée à l’obligation.

Géraldine Colleu

Par Géraldine Colleu

Rédactrice santé
Passionnée d'art et de lettres, mais surtout incollable en prévention santé !

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