Parlons du cancer de la prostate…

Mis à jour le 04/09/2013 par Claire Velghe

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme, plus de 70.000 nouveaux cas ont été recensés en 2009. Mais s’il est bien localisé et pris suffisamment tôt, il peut être guéri dans 80% des cas. Quels sont les facteurs de risque et les facteurs protecteurs ? Quand se faire dépister ? Quels sont les signes qui doivent alerter ?

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La prostate est une glande de l’appareil génital masculin, d’une vingtaine de grammes, qui entoure l’urètre sur quelques centimètres entre la vessie et le rectum. Sa fonction est triple : elle participe à la production du sperme et règle le jet d’urine et l’éjaculation. Lors d’un cancer de la prostate, les cellules cancéreuses se développent dans la prostate, le plus souvent (75% des cas) dans la zone externe.

Facteurs de risque et facteurs protecteurs

Il existe trois facteurs de risque bien établis :

  • L’âge. Le risque augmente en vieillissant. Le cancer de la prostate est exceptionnel avant 40 ans, l’âge moyen du diagnostic est de 70 ans.
  • Les antécédents familiaux. Il existe deux niveaux de risque : La forme familiale, quand deux cas de cancer de la prostate ont été diagnostiqués chez des apparentés du premier degré (père ou frère) ou second degré (grand-père, oncle…). Elle est responsable de 20 % des cas de cancer de la prostate. La forme héréditaire, quand au moins trois cas de cancer de la prostate ont été diagnostiqués chez des apparentés du premier ou second degré OU chez deux membres de la famille avant 55 ans. Cette forme représente 5% des cas de cancer de la prostate.
  • Les origines ethniques ou géographiques : les cas de cancer de la prostate sont proportionnellement plus nombreux chez les hommes d’Europe du nord et d’Amérique du Nord, et sont particulièrement accrus pour les afro-antillais. En revanche, le nombre de cas est beaucoup plus faible en Asie du Sud-Est.

Les facteurs environnementaux jouent très certainement un rôle dans le développement du cancer de la prostate, mais ils sont encore mal établis. Selon plusieurs études, il semblerait qu’une alimentation riche en calcium soit associée à une augmentation probable du risque de cancer de la prostate. En conséquence, une consommation de trois ou quatre produits laitiers par jour est suffisante pour les apports en calcium à partir de 50 ans chez les hommes, une consommation supérieure pouvant augmenter le risque.
En contrepartie, la consommation de fruits et légumes est établie comme un facteur protecteur du cancer de la prostate. En effet, les fruits et légumes contiennent du sélénium, un oligoélément aux vertus antioxydantes, et du lycopène, un pigment naturel qui donne leur couleur jaune-orange aux fruits et légumes, comme la tomate, la pastèque ou le pamplemousse.

Le dépistage

Pour le moment, les études scientifiques n’ont pas apporté la preuve de l’intérêt d’un dépistage systématique au niveau national, comme il est organisé pour le cancer du sein par exemple, car il existe des risques de surdiagnostic (diagnostic d’un cancer qui serait resté silencieux du vivant de la personne) et/ou de surtraitement. De plus, le cancer de la prostate se développe lentement, parfois pendant plus de 10 ans. Pour cette raison, le dépistage n’est pas recommandé après 75 ans, l’espérance de vie à cet âge étant inférieure à 10 ans.
A partir de 45/50 ans, il convient donc d’aborder le sujet avec son médecin pour décider si un dépistage est nécessaire. Le cas échéant, un toucher rectal et un dosage de PSA (Antigène Spécifique de la Prostate) seront réalisés.

Les symptômes

Le début d’un cancer de la prostate est le plus souvent asymptomatique, avec le temps et le développement de la maladie, les symptômes deviennent plus apparents :

  • Des changements peuvent apparaître au niveau des mictions (action d’uriner) : besoin d’uriner plus fréquent, difficulté à commencer ou à cesser d’uriner, incapacité d’uriner, jet d’urine faible, réduit ou qui s’interrompt, sensation de ne pas avoir totalement vidé sa vessie, douleurs ou brûlures en urinant, présence de sang dans l’urine ou le sperme.
  • Les éjaculations peuvent être douloureuses.
  • Des troubles de l’érection peuvent survenir.

Si le cancer se propage au reste du corps, des douleurs osseuses peuvent se faire sentir au niveau du dos, de la hanche, des cuisses ou du cou. Ilest  également possible de perdre du poids ou de ressentir de la fatigue.
Si vous constatez l’un de ces symptômes, parlez-en rapidement à votre médecin. Ils peuvent également être les signes d’autres maladies.

Sources :

Géraldine Colleu

Par Géraldine Colleu

Rédactrice santé
Passionnée d'art et de lettres, mais surtout incollable en prévention santé !

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