Optimisez votre fertilité

Mis à jour le 04/11/2015 par Bérangère Barataud

La joie d’accueillir un enfant, quoi de plus naturel pour un homme et une femme qui partagent leur vie ?! Pourtant, de plus en plus de couples rencontrent des difficultés à concevoir. Quels sont les éléments qui peuvent altérer la fertilité ? Quelles sont les astuces pour mettre toutes les chances de son côté ? Des idées qui vont faire des petits…

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Les freins de la fertilité

L’âge :
La fécondité diminue avec l’âge chez les femmes comme chez les hommes. Chez les femmes, la fécondité est maximale à 28 ans et la fertilité commence à diminuer dès 30 ans ! Si les chances de concevoir un enfant sont de 25 % par mois à 25 ans, elles ne sont plus que de 12,5 % à 35 ans et de 6 % à 42 ans ! Chez les hommes, ce sont les qualités du sperme qui s’altèrent avec l’âge.

La santé :

  • Le poids. L’obésité entraîne souvent des troubles du cycle, une baisse de la fertilité et une augmentation du risque de fausse couche. De même, la maigreur peut perturber le fonctionnement hormonal, affaiblir la libido et provoquer la stérilité.
  • Le passé médical et chirurgical peut avoir un impact sur la fertilité : une infection sexuellement transmissible (chlamydiose, blennorragie), affection respiratoire, endométriose , oreillons ou rubéole à l’adolescence ou à l’âge adulte, interruption volontaire de grossesse, chirurgie sur le col utérin, le petit bassin ou l’abdomen…
  • L’existence d’une maladie chronique actuelle comme le diabète.
  • L’existence d’une maladie génétique ou d’une difficulté à concevoir un enfant chez des parents proches.

Le mode de vie :

  • La vie sexuelle. La date d’arrêt de la contraception et les pratiques sexuelles (fréquence et régularité des rapports, troubles de la libido…) peuvent être une explication directe de la difficulté à procréer.
  • Une consommation excessive de café ou de thé : plus de 7 tasses par jour.
  • Une consommation excessive d’alcool. Si l’influence d’une consommation modérée d’alcool sur la fertilité n’est pas clairement établie, il est prouvé qu’une consommation importante d’alcool réduit les chances de procréer aussi bien chez la femme que chez l’homme.
  • Le tabagisme. Il est recommandé aux femmes essayant d’avoir un enfant d’arrêter de fumer ou de réduire leur consommation à moins de 10 cigarettes par jour. Chez les hommes, le tabac peut aussi avoir des conséquences sur la fertilité en altérant la qualité et la quantité de spermatozoïdes produits.
  • Les addictions (drogues comme le cannabis, l’héroïne…) diminuent la fertilité.
  • Le stress.
  • L’exposition à la chaleur est également un facteur important car elle diminue considérablement la quantité des spermatozoïdes. Certains corps de métiers sont particulièrement concernés : boulangerie, blanchisserie, textile, fonderies, chauffeurs routiers (position assise de longue durée).
  • Une activité sportive intense.

Environnement et reproduction

L’environnement peut avoir un impact sur la fertilité. En effet, on observe ces dernières années, dans les pays industrialisés, une détérioration des caractéristiques spermatiques chez l’homme (concentration et mobilité des spermatozoïdes), une augmentation des troubles de la reproduction comme des cancers de la prostate et du sein (cancers hormono-dépendants) et des malformations génitales chez le petit garçon (hypospadias et cryptorchidie).
Notre exposition à des substances chimiques dites « perturbateurs endocriniens » à la maison ou au travail, comme les solvants organiques et les pesticides, suscitent inquiétudes et interrogations. Certaines substances ont déjà été interdites.
En 2011, une expertise collective de l’Inserm a étudié des substances « préoccupantes pour la fertilité de l’espèce humaine » : le Bisphénol A, les phtalates, les composés polybromés (retardateurs de flamme), les composés perfluorés et les parabènes. Selon ce rapport, ces substances auraient des « effets possibles » sur la fonction de reproduction de l’homme et de la femme…

Mettez toutes les chances de votre côté !

Au regard des facteurs favorisant l’infertilité, il existe des comportements à adopter afin de mettre toutes les chances de son côté lorsque l’on désire avoir un enfant :

  • La fréquence des rapports sexuels est un facteur important. La durée moyenne de survie des spermatozoïdes étant estimée à 72 heures, il est recommandé aux couples désirant concevoir d’avoir des rapports tous les 2 ou 3 jours en période d’ovulation.
  • Il est recommandé aux hommes d’éviter les sources de chaleur trop importantes (bains chauds, ordinateur portable sur les genoux), les positions assises de longue durée et les caleçons ou pantalons trop serrés qui gardent les spermatozoïdes au chaud et les altèrent.
  • Surveillez votre poids : il ne doit être ni insuffisant ni excessif.

Pour cela :

  • Adoptez une alimentation équilibrée.
  • Pratiquez une activité physique pour maintenir votre poids de forme ou perdre du poids. De plus, la pratique d’un sport peut également avoir un impact sur la libido.
  • Lors de vos rapports sexuels, privilégiez les positions permettant d’exposer le col de l’utérus de la femme à une quantité maximale de spermatozoïdes. Evitez donc toute position défiant la gravité, par exemple les positions assise ou debout.
  • Certains lubrifiants à base d’eau ou la vaseline, disponibles dans le commerce, peuvent perturber la mobilité des spermatozoïdes. Demandez conseil à votre médecin.
  • Enfin, il est important de savoir se relaxer. Si votre projet d’avoir un enfant ne se concrétise pas tout de suite, évitez d’y penser tout le temps, changez-vous les idées : détendez-vous en participant à des cours de yoga ou de taï-chi, faites des exercices de respiration ou de visualisation, sortez, invitez vos amis, faites du bénévolat, préservez votre sommeil…

L’infertilité se définit par l’incapacité d’un couple à concevoir un enfant après une année de rapports sexuels non protégés. Alors inutile de vous inquiéter avant ce délai !
Il est recommandé de consulter un médecin au bout d’un an de rapports sans contraception ou après 6 mois à partir de 35 ans. Aujourd’hui, un couple sur six est amené à demander une aide à la conception.

Sources :

Géraldine Colleu

Par Géraldine Colleu

Rédactrice santé
Passionnée d'art et de lettres, mais surtout incollable en prévention santé !

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