Le surimi est fabriqué à partir de chair de poisson blanc à laquelle sont ajoutés des colorants, des conservateurs, du sel et des liants !… Le surimi est-il riche en protéines ? Peu gras ? Découvrez en plus sur les caractéristiques nutritionnelles du surimi !
Les protéines : le surimi renferme des protéines mais dans des quantités moins importantes que le poisson. Les protéines sont indispensables pour la constitution des muscles. Pour 100g, il n’apporte que 8g de protéines alors qu’un poisson « classique » apporte environ 20g. Cependant, il peut être consommé pour participer à la couverture des besoins protidiques de l’organisme en complément d’autres sources de protéines animales (viandes, œufs, poissons).
Les lipides (matières grasses) : le surimi présente l’avantage d’être peu gras. En effet, il ne comporte que 2,4g de matières grasses pour 100g de produit. Pour une entrée légère, pensez à l’accompagner d’une sauce au fromage blanc plutôt que d’une mayonnaise ou ajoutez-le à une salade verte.
Mais, dans le cadre d’un équilibrage alimentaire, préférez les poissons gras (maquereau, thon, sardines…) au surimi. Ils présentent l’avantage d’être pourvus en acides-gras oméga 3, indispensables pour une bonne santé cardiovasculaire.
Les glucides (sucres) : le surimi comporte une quantité non négligeable de glucides ajoutés lors de sa préparation. Il s’agit d’amidon dont le rôle est de donner une texture agréable au bâton de surimi. Les poissons ne contiennent naturellement pas ou peu de glucides.
Les vitamines : le surimi est moins riche en vitamines qu’un poisson. Cependant, il comporte de la vitamine A (indispensable pour la vision), de la vitamine E (antioxydante) et de la vitamine B12 (intervenant, entres autres, dans le fonctionnement du système nerveux et la formation des globules rouges et de l’ADN).
Le colorant et les additifs : le colorant du surimi est le paprika. Il s’agit d’un colorant naturel, déposé sur le plastique recouvrant le surimi. Le paprika diffuse vers le surimi, ce qui lui confère cette couleur orange.
La liste des additifs du surimi est longue !
– des agents texturants pour donner une texture agréable en bouche (blanc d’œuf, fécule de pomme de terre, fécule de blé…),
– des arômes « poisson » naturels ou artificiel pour rehausser le goût. Il s’agit le plus souvent d’arômes de crabe, de crevette voire de langouste,
– des cryoprotectants, c’est-à-dire des produits permettant d’améliorer la résistance des protéines du surimi au froid (sucre, sorbitol, glutamate, polyphosphate…).
Le sel : 100g de surimi (soit 6 bâtons environ) apportent à notre organisme près de 1,5g de sel. Le Programme National Nutrition Santé recommande une consommation de sel n’excédant pas 5 à 6g par jour. Ainsi, 100g de surimi couvrent près de 30% des apports journaliers recommandés en sel ! A consommer avec modération.
Au quotidien, il est préférable de consommer du poisson plutôt que du surimi. Les apports nutritionnels du poisson sont nettement plus intéressants : pas ou peu de glucides, des lipides et des protéines de bonnes qualités, des vitamines et minéraux en quantités importantes… Occasionnellement, accordez-vous quelques bâtons de surimi, en apéritif, en entrée ou en accompagnement d’une salade par exemple !
Sources :
– ANSES, table CIQUAL, 2008
– Le guide de la santé dans votre assiette, Que choisir, 2010
– Institut Français pour la Nutrition (IFN)