Qui n’a jamais rêvé de se déplacer d’arbre en arbre sur des ponts de singe, de voler dans les airs en tyrolienne, de se pendre à des lianes, et d’imiter certains héros de notre enfance ?… C’est désormais possible grâce aux parcours acrobatiques ! Comment la France en est-elle dotée ? Quels équipements pour se déplacer en toute sécurité ? Découvrez-en plus sur les parcours acrobatique… Prêt pour le grand frisson ?!
Les parcours acrobatiques en France…
La France est le pays comportant le plus de parcours acrobatiques au monde. Elle en compte actuellement 600 et chaque année, 10 à 20 nouveaux parcours se créent ! Le concept séduit de plus en plus de Français : la fréquentation de ces parcs augmente de 6,5% par an.
Pour assurer votre sécurité, les parcs sont soumis à une stricte réglementation et à un contrôle régulier des installations. Ce contrôle porte à la fois sur les équipements de protection (ex : matelas, systèmes de freinages…) et les arbres ou matériels servant de support.
Se déplacer en toute sécurité…
Les parcours ont une signalétique : du « vert » pour les parcours les plus simples au « noir » pour les parcours les plus compliqués.
Avant de commencer tout parcours, chaque participant doit assister à une séance de formation de quelques minutes qui vise à rappeler les règles de sécurité lors des déplacements et les bonnes manières pour utiliser les équipements de protection individuelle. En présence d’un moniteur diplômé, chacun est invité à se déplacer sur un petit parcours avant de partir seul à l’assaut du parcours qui lui convient le mieux !
Pour réaliser le parcours, les équipements obligatoires pour le pratiquant sont le baudrier et les mousquetons. Le baudrier se compose de sangles entourant le bassin. Certains parcs utilisent des harnais qui soutiennent le torse en plus de soutenir le bassin. Le mousqueton est un anneau métallique que l’on attache d’une part au baudrier et d’autre part à une corde appelée « ligne de vie » : il permet d’avancer le long d’un atelier acrobatique (en glissant le long de la corde) et de retenir la personne en cas de chute. Certains parcs proposent de vous attacher avec 2 mousquetons en cas de défaillance de l’un des deux mousquetons (oubli de fermeture notamment).
D’autres équipements ne sont pas obligatoires mais sont vivement conseillés : le casque et les gants.
Une tenue correcte est exigée : les cheveux longs doivent être attachés, les foulards et colliers retirés, les lunettes attachées avec un système de maintien… Egalement, les personnes ayant un piercing au nombril doivent le signaler pour prendre les mesures nécessaires pour limiter les frottements avec les baudriers.
Et c’est parti…
Pour les moins avertis, il est conseillé de commencer par un parcours « vert ». Il comporte quelques difficultés mais permet surtout de vous familiariser avec la hauteur et le maniement des équipements. Si un atelier vous fait peur (ex : tyrolienne, saut pour attraper une liane, arrivée d’un atelier dans un filet…), vous pouvez tout simplement l’éviter grâce à un itinéraire « bis » crée à cet usage. Cet itinéraire vous permet d’avancer jusqu’à l’atelier suivant ou de quitter le parcours si vous ne souhaitez plus continuer à avancer. En cas de doute sur le franchissement d’un obstacle, un moniteur est à votre disposition pour vous aider. Sa présence est faite pour vous rassurer mais également pour vous porter secours en cas de problème.
Si vous vous sentez à l’aise, n’oubliez pas que les équipements de protection individuelle sont indispensables… même sur les parcours les plus simples ! Et également, ne vous engagez pas sur un atelier tant que la personne qui vous précède n’est pas arrivée à sa fin.
Quelques restrictions…
Pour des raisons de sécurité, l’accès aux parcs acrobatiques est interdit aux personnes :
– n’ayant pas une autonomie totale,
– mesurant moins de 1.40m pour les parcours adultes (les tailles minimales peuvent varier, n’hésitez pas à vous renseigner au préalable auprès de l’établissement)
– enceintes
– souffrant d’épilepsie, d’hernie discale, de pathologies cardiaques, d’antécédents de traumatismes crâniens sévères, de malformations vasculaires cérébrales, de troubles de la perception, de l’équilibre et de vertiges.
Sources :
– Commission de la sécurité des consommateurs
– Direction Générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes