Vrai / Faux

Le vrai du faux du lait

Mis à jour le 31/05/2016 par Bérangère Barataud

Depuis les années 50, les Français boivent de plus en plus de lait, avec aujourd’hui une consommation de 68 L par personne et par an ! Quelles sont les différences entre lait entier et lait écrémé ? Quelles sont les qualités nutritives du lait ? Est-il bon pour la santé ? On vous éclaire...

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Les laits commercialisés sont standardisés
VRAI
A la sortie du pis de la vache, le lait cru est particulièrement gras. Il contient 40 g de lipides par litre. Afin d’allonger sa durée de conservation et de standardiser sa teneur en graisse, le lait est stérilisé puis centrifugé. Cette dernière opération sépare le lait de la crème. Ces deux éléments sont ensuite remélangés dans des proportions différentes selon le type de lait :

  • Le lait entier, identifié par un emballage à dominante rouge, contient environ 36 g de matières grasses par litre. Il convient bien aux enfants et aux adolescents sans problème de surpoids ;
  • Le lait demi-écrémé, identifié par un emballage à dominante bleu, contient 16 g de matières grasses par litre. C’est le lait le plus recommandé pour son apport en vitamines et sa teneur modérée en lipides ;
  • Le lait écrémé, identifié par un emballage à dominante verte, contient moins de 3 g de matières grasses par litre. Les vitamines A et D du lait étant contenues dans la crème, le lait écrémé en contient très peu, en revanche la teneur en calcium n’est pas réellement modifiée. Il est plutôt recommandé aux personnes présentant un risque cardiovasculaire et devant limiter leur apport en lipides saturés.

Tout le monde peut boire du lait
FAUX
L’intolérance au lactose (le sucre du lait) est fréquente : 20 à 30 % des adultes sont concernés ! Il s’agit d’un déficit en lactase, l’enzyme intestinale qui digère le lactose. Cette intolérance provoque des douleurs gastriques, un ballonnement et une diarrhée acide. Les personnes intolérantes peuvent tout de même consommer des yaourts, du beurre, des fromages affinés et du lait fermenté car ils ne contiennent quasiment pas de lactose ou en partie transformé.
Il existe également une allergie aux protéines du lait qui apparaît chez les jeunes enfants, souvent quand le lait de vache a été introduit trop précocement dans leur alimentation. Cependant, cette allergie disparaît généralement après l’âge de trois ans ou à l’adolescence.

Nous n’avons pas tous les mêmes besoins en produits laitiers
VRAI
Notre consommation de produits laitiers dépend de nos besoins en calcium. Ceux-ci varient avec l’âge et le sexe :

  • 800 mg par jour chez l’enfant ;
  • 1200 mg chez l’adolescent ;
  • 900 mg chez l’adulte ;
  • 1 000 mg chez la femme enceinte ou allaitant ;
  • 1 200 mg après 55 ans pour la femme et 65 ans chez l’homme.

Le Plan National Nutrition Santé (PNNS) recommande 3 produits laitiers par jour pour les adultes, et 4 pour les enfants, les adolescents, les femmes enceintes et les plus de 55 ans.

Le lait provoque des cancers
FAUX
Selon le PNNS, cette allégation est dangereuse car elle peut pousser à supprimer totalement le lait et les produits laitiers de l’alimentation. Or c’est une source essentielle de calcium pour la population, en particulier pour les enfants et adolescents en période de croissance pendant laquelle se constitue le capital osseux de toute la vie. Au contraire, une consommation normale de lait diminuerait les risques cardiovasculaires, d’hypertension, de diabète et d’obésité. Elle protègerait même du cancer colorectal et du cancer du sein.

Le lait est la meilleure source de calcium de notre alimentation
VRAI
Un bol de lait de 250 ml représente 300 mg de calcium, soit un tiers de nos besoins journaliers ! De plus, le lait contient du lactose et de la vitamine D, qui permet d’améliorer la fixation du calcium par les os.

Bon à savoir

Tous les laits ne se valent pas ! Pour 100 g, le lait de vache entier contient 118 mg de calcium, alors que le lait de brebis entier en contient 188 mg.

Les protéines du lait sont meilleures que celles des légumes
VRAI
Seules les protéines d’origine animale, comme celles de la viande, du poisson ou des œufs, renferment des acides aminés essentiels. Or ces acides aminés sont indispensables à l’organisme car il ne peut pas les produire lui-même. Ils servent, entre autre, à fabriquer les muscles.

Sources :

Géraldine Colleu

Par Géraldine Colleu

Rédactrice santé
Passionnée d'art et de lettres, mais surtout incollable en prévention santé !

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