Le sexe, c’est bon pour la rentrée !

Mis à jour le 12/09/2016 par Bérangère Barataud

Les Français ont en moyenne neuf rapports sexuels par mois. Mais savez-vous que ces quelques minutes de plaisir entraînent potentiellement quelques années de vie en plus, comme le laissent penser plusieurs études scientifiques sur le sujet ?! Petit tour d’horizon pour connaître les différents mécanismes en jeu et comprendre comment ils peuvent améliorer notre santé…

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Le sexe, c’est comme le sport !

Comme toute activité impliquant le corps en mouvement, le sexe est une activité physique qui engendre une dépense calorique. Pour une partie de bon temps, comptez environ 200 calories, soit l’équivalent d’une heure de marche rapide ou d’une demi-heure de tennis.
Le rapport sexuel s’apparente donc à un effort physique. Ainsi, comme lors de la pratique d’un sport, le corps sécrète certaines hormones : des endorphines et de la testostérone.
L’endorphine, appelée « hormone du plaisir », a un effet euphorisant et calmant. Elle contribue à l’amélioration de la pensée, réduit l’anxiété et le stress, et joue un rôle dans le traitement de la dépression. Elle agit également comme un calmant sur les douleurs ou les migraines.
La testostérone, quant à elle, intervient dans l’entretien de la masse musculaire.

L’amour, une histoire de cœur…

Faire l’amour provoque la fabrication d’ocytocine. Cette hormone active les circuits cérébraux de l’attachement et induit un sentiment de bien-être. En association avec une autre molécule, la vasopressine, elle agit sur le renforcement du lien, c’est-à-dire la répétition d’un comportement, et participe donc à installer la relation amoureuse dans la durée. Résultat : plus vous ferez l’amour avec votre partenaire, plus vos cœurs seront liés
Sur le plan physique, il semblerait que les accidents cardio-vasculaires diminuent proportionnellement à la fréquence des rapports sexuels… jusqu’à 50 % ! Ainsi, plus vous faites l’amour, mieux votre cœur se porte… dans tous les sens du terme !

Plus de sexe, moins de cancers !

Pour Monsieur. Selon une étude américano-australienne, plus de 21 éjaculations par mois diminueraient d’un tiers le risque de cancer de la prostate ! En effet, un composé cancérigène est contenu en petite quantité dans le sperme. S’il n’est pas évacué régulièrement lors d’une éjaculation, le composé cancérigène peut s’accumuler et favoriser un cancer de la prostate.
Pour Madame. L’ocytocine, hormone sécrétée par l’hypophyse au moment de l’orgasme, protègerait du cancer du sein. Est-ce ce qui motive 90 % des femmes de plus de 50 ans vivant en couple à entretenir une vie sexuelle active (contre 50 % en 1970) ?!

Sexe et longévité

Selon une étude anglaise, faire l’amour au moins 3 fois par semaine ferait paraître 10 ans de moins. L’effet serait même accentué si l’on vit en couple et particulièrement pour les hommes qui vivent avec une femme plus jeune !
En revanche, les relations sexuelles occasionnelles ou avec différents partenaires n’ont pas les mêmes vertus, au contraire, elles seraient source de stress. Un bon argument en faveur de la fidélité conjugale !

Bon à savoir

Le baiser aurait aussi du bon ! En effet, partager des microbes lors d’un baiser permet de renforcer ses défenses immunitaires. La nature est bien faite : selon un chercheur anglais, cela permettrait particulièrement aux femmes, en prévision d’une future grossesse, de s’immuniser contre le cytomégalovirus qui peut être responsable de malformation du fœtus. La protection serait maximale après 6 mois de relation amoureuse !

Sources :

  • « Amour et sexe » in Science & Santé, le magazine de l’Inserm, n°6, janvier-février 2012
Géraldine Colleu

Par Géraldine Colleu

Rédactrice santé
Passionnée d'art et de lettres, mais surtout incollable en prévention santé !

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  1. Kleinklaus Chantal

    Le baiser n’immunise pas du Cmv dans tous les cas . Dans mes connaissances une jeune maman vient de perdre son bébé gravement atteint par le virus qu’elle a contracté pendant son premier trimestre de grossesse pourtant elle vit depuis dix ans avec son époux . Je suis scandalisée par ce paragraphe .

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  2. Bérangère Barataud

    Bérangère Barataud

    Bonjour Madame,
    Je vous remercie pour votre réaction et nous la comprenons parfaitement. Malheureusement, c’est vrai, le baiser n’immunise pas toutes les personnes contre le CMV (cytomégalovirus). La relation de couple peut entraîner une immunisation en amont d’une grossesse si l’homme est déjà porteur du virus, qui peut alors se transmettre par les fluides corporels (salive, sécrétions nasales, larmes, sperme).
    Selon la Haute autorité de santé (HAS), entre 0,6 % et 1,4 % des femmes enceintes sont infectées par le CMV au cours de la grossesse. L’infection du fœtus n’est pas pour autant systématique. Le risque de contamination fœtale serait d’environ 30 à 50 %.
    Sachez qu’il est possible de limiter la contamination par de simples mesures d’hygiène, comme bien se laver les mains quand on change la couche d’un enfant (son urine peut contenir une grande quantité de virus). Il est aussi conseillé aux futures mamans d’embrasser leurs aînés sur les cheveux et de ne pas sucer les cuillères et tétines des enfants pour éviter le contact avec la salive.
    En espérant vous avoir apporté un complément d’information.

    A très bientôt sur notre site http://www.mgc-prevention.fr !

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