Dossier spécial

Le régime Montignac

Mis à jour le 15/05/2017 par Bérangère Barataud

Proposée dans le livre « Je mange donc je maigris ! », la méthode Montignac doit son nom à son concepteur Michel Montignac . C’est l’un des premiers régimes à avoir connu un retentissement mondial dans les années 80. Il se base sur des apports hyperlipidiques, c'est-à-dire une part plus importante de lipides que les recommandations officielles. Cette méthode tient également compte de l’index glycémique des aliments.

régime Montignac

Le principe du régime Montignac

  • La phase 1, d’une durée de 2 mois au minimum, consiste à ne jamais mélanger, au cours d’un même repas, des lipides (par exemple la viande) avec de « mauvais » glucides (par exemple du pain blanc). Les aliments appelés « glucido-lipidiques », c’est-à-dire qui contiennent à la fois lipides et sucres rapides, sont également à proscrire (par exemple le chocolat ou encore l’avocat), ainsi que les pommes de terre, le riz blanc et les pâtes blanches. A l’inverse, le régime Montignac recommande des aliments à base de céréales non raffinées (pain complet, pâtes complètes…). Cette phase est à poursuivre jusqu’à atteindre le poids souhaité.
  • La phase 2 (ou « phase de maintien ») reprend les principes de la phase 1, et doit être suivie à vie.

Tout au long du régime, cette méthode préconise des aliments à index glycémique bas, c’est-à-dire des aliments qui ne provoquent pas un pic d’insuline trop rapide dans l’organisme.

Les risques de ce régime

  • La méthode Montignac est un régime hypocalorique (entre 1200 et 1500 kcal par jour), bien en-dessous des recommandations nutritionnelles (de l’ordre de 1800 à 2200 kcal). Les coups de fatigue et maux de tête risquent chez certaines personnes d’être fréquents.
  • Ce régime ne permet pas un apport suffisant en fibres : moins de 20 g en moyenne, contre 30 g recommandés au quotidien. Ce manque de fibres pourrait entraîner chez les individus des problèmes de transit intestinal.
  • L’Anses révèle aussi une carence en magnésium, ainsi qu’une petite carence en fer chez les femmes.
  • En revanche, contrairement à d’autres régimes, cette méthode n’entraîne pas de carences en calcium.

Nos conseils

L’idée de faire intervenir l’index glycémique des aliments dans ce régime est intéressante : en effet la consommation régulière et importante d’aliments à index glycémique élevé est un facteur de risque du développement de diabète de type 2.
Petit bémol : prendre en compte uniquement l’index glycémique de chaque aliment de manière individuelle est réducteur, car de nombreux facteurs peuvent influer, comme l’association des aliments entre eux et le moment de consommation.
En revanche, dans la version de son régime étudiée par l’Anses, il est beaucoup question de dissocier certains groupes alimentaires, qui seraient incompatibles. Or cet aspect de cette méthode n’a pas de fondement scientifique. (N.B. : Aujourd’hui ce n’est plus mis en avant dans sa méthode).
Enfin, diaboliser certains aliments peut entraîner à terme des troubles du comportement alimentaires.

Sources :

  • Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)
7 sur 8
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Sophie NIKLASZEWSKI

Par Sophie Niklaszewski

Rédactrice nutrition et santé
Ingénieur en alimentation et santé, accro au chocolat et toujours la banane !

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