Idées-reçues sur les produits laitiers

Mis à jour le 29/05/2012 par Bérangère Barataud

« On peut remplacer les produits laitiers par d’autres aliments pour couvrir ses apports journaliers en calcium », « les intolérants au lactose ne doivent pas consommer de produits laitiers », « le lait chaud favorise l’endormissement »… qui n’a jamais entendu ces idées-reçues sur l’alimentation ?! Certaines sont vraies, d’autres un peu moins… Démêlez le vrai du faux parmi toutes ces affirmations sur les produits laitiers !

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« On peut remplacer les produits laitiers par d’autres aliments pour couvrir ses apports journaliers en calcium ».
VRAI.

Les apports en calcium, en cas d’insuffisance de consommation de produits laitiers, peuvent être compensés par d’autres aliments. Il s’agit notamment des sardines en boîte (à condition de consommer les arêtes), des graines et fruits secs, du soja et ses dérivés, des poissons-crustacés-fruits de mer, de certains légumes (épinards, chou, fenouil, brocolis, haricots verts…), de certains fruits (cassis, orange, mûre, groseille, kiwi…), du persil, du cresson et de certaines eaux du commerce contenant plus de 145 mg de calcium par litre. Mais attention, ne pas consommer de produits laitiers peut entraîner des troubles du transit intestinal !

« Le camembert est un fromage riche en calcium ».
FAUX.
Malgré sa couleur blanche trompeuse, le camembert n’est pas un formage riche en calcium. Il en comporte, mais pas assez pour qu’on le qualifie de « riche ». Les fromages les plus riches en calcium sont les pâtes pressées cuites (comté, emmental, parmesan…) qui en contiennent 900 à 1000 mg / 100 g, puis viennent les pâtes pressées non cuites (tomme de Savoie, St-Nectaire, morbier, raclette) avec 550 mg / 100 g. En bas de l’échelle de la teneur en calcium se trouvent les fromages de chèvre avec en moyenne 110 mg de calcium pour 100 g.

« Il y a autant de calcium dans un lait entier, écrémé ou demi-écrémé ».
VRAI.
A la sortie du pis de la vache, le lait à l’état brut comporte une certaine quantité de matières grasses (la crème), de calcium, de protéines, d’eau… Les procédés permettant d’obtenir du lait entier, écrémé ou du lait demi-écrémé ne font que supprimer tout ou partie de la crème mais ne modifient pas la teneur en calcium. Le lait entier (identifié par un emballage à dominante rouge) contient 36 g de matières grasses pour 100 g. Le lait demi-écrémé (emballage à dominante bleue) en comporte 16 g pour 100 g tandis que le lait écrémé (emballage à dominante verte) en contient moins de 3 g pour 100 g.

« Le lait chaud favorise l’endormissement ».
VRAI.
Cette affirmation est d’autant plus vraie si le lait est sucré par du miel. En effet, lorsque l’on boit du lait chaud, une molécule (le tryptophane) permet le passage de la sérotonine (dite « hormone du bien-être ») au niveau du cerveau. Ceci a pour effet de rendre les gens somnolents et plus lents qu’à leur habitude. Si on ajoute du miel au lait, il se produit alors une augmentation de la glycémie (taux de sucre dans le sang) qui entraîne une synthèse d’insuline favorisant la transformation du tryptophane en mélatonine, l’hormone du sommeil. Résultat : nous nous endormons plus rapidement ! Veillez tout de même à vous brosser les dents avant d’aller vous coucher, le miel favorise aussi l’apparition des caries !

« Les produits laitiers allégés sont nutritionnellement intéressants »
FAUX.
Les produits laitiers allégés ne présentent pas de grands bénéfices nutritionnels, en particulier les yaourts. En effet, les produits allégés comportent moins de matières grasses (quelques grammes pour 100 g par rapport aux produits classiques) et sont souvent enrichis en sucres, en sel ou en tout autre additif pour avoir plus de goût. L’équilibre alimentaire se construit sur une semaine, les apports en lipides ne sont donc pas à surveiller sur un aliment en particulier, mais sur l’ensemble des entrées, plats, fromages et desserts.

« Les intolérants au lactose ne doivent pas consommer de produits laitiers ».
FAUX.
Les intolérants au lactose sont dépourvus de lactase, une enzyme normalement présente dans le tube digestif et qui permet la dégradation du lactose. Leur corps dégrade donc mal le lactose présent dans le lait et entraîne des troubles intestinaux. En revanche, le fromage est dépourvu de lactose, il peut donc être consommé sans aucun problème par les personnes souffrant d’intolérance au lactose. Il en est de même pour les yaourts.

Plus d’information :

Le vrai du faux du lait
Zoom sur les yaourts et les laits fermentés

Sources :

  • Les carottes rendent aimable ? Anne-Marie Adine, Jean-Paul Blanc, éditions First 2009
  • Le guide de la santé dans votre assiette, Que choisir, 2010
Claire Velghe

Par Claire Velghe

Rédactrice santé et nutrition
Ingénieur en alimentation et santé, pianiste aguerrie et surtout experte en desserts maison !

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