Don d’organes et de tissus, tous donneurs !

Mis à jour le 22/06/2018 par Bérangère Barataud

En France, plus de 57 000 personnes vivent avec un organe greffé. Accepter de donner ses organes, c’est permettre à d’autres de continuer à vivre et dans de meilleures conditions ! Et bien souvent, un seul donneur permet de greffer plusieurs malades.

don d'organes

Pourquoi être donneur d’organes et de tissus ?

La greffe d’organes est envisagée comme la dernière chance quand l’état d’un malade se dégrade et que seul le remplacement d’un ou de plusieurs organes permet son amélioration.
De nombreuses maladies peuvent conduire à une greffe : insuffisance rénale, malformation ou maladie cardiaque, maladie du foie, mucoviscidose, certains cancers…

Le rein est l’organe le plus souvent greffé, suivi du foie, du cœur, des poumons, du pancréas et des parties de l’intestin. Les médecins peuvent également greffer des tissus (valves cardiaques, veines, cornées…).

Donner ses organes et tissus, c’est permettre à des malades de retrouver une vie normale : recouvrer la vue, recommencer à marcher…

Quelles sont les modalités pour donner ses organes ?

En France, la loi indique que nous sommes tous donneurs d’organes et de tissus, quel que soit notre âge et notre état de santé. Il n’existe aucune contre-indication au don d’organes et de tissus, seuls les médecins évaluent au cas par cas les tissus et les organes pour s’assurer de leur qualité.

La loi de bioéthique sur le consentement au don d’organes et de tissus assure la gratuité du don et l’anonymat entre le donneur et le receveur. Cependant, la famille du donneur peut demander à être informée des organes et tissus prélevés, ainsi que du résultat des greffes.

Bon à savoir

Aujourd’hui, il est possible de ne donner que certains organes ou tissus.

Le prélèvement d’organes post-mortem est peu souvent pratiqué car moins de 1 % des personnes qui décèdent à l’hôpital peuvent être prélevées. Généralement, les donneurs sont des personnes décédées à la suite d’un traumatisme crânien, d’un accident vasculaire cérébral ou d’un arrêt cardiaque.

Néanmoins, vous pouvez vous opposer au prélèvement de vos organes et tissus après votre mort, en le déclarant de votre vivant de trois façons possibles :

  • S’inscrire en ligne sur le registre national des refus ou remplir le formulaire d’inscription téléchargeable sur le site du registre national des refus, à retourner à l’agence de biomédecine ;
  • Rédiger par écrit son refus et confier ce document daté et signé à un proche ;
  • Communiquer oralement son opposition à ses proches, qui devront en attester par écrit.

Pensez à en parler à vos proches !

Comment se passe un don d’organes ?

Dès lors qu’une personne décède, l’équipe médicale la prend en charge avec le plus grand respect, quelle que soit l’issue de la démarche de prélèvement. Elle veille à préserver les organes et les tissus en vue d’un éventuel prélèvement. En premier lieu, l’équipe médicale vérifie sur le registre national des refus que le défunt n’a pas fait valoir son opposition. S’il n’est pas inscrit, l’équipe contacte ses proches.

En l’absence d’opposition du défunt, des analyses de laboratoire et des examens sont effectués sur les organes et tissus. Ces analyses permettent d’évaluer leur qualité et trouver par la suite les receveurs les plus compatibles. Les organes et tissus prélevés sont conditionnés à 4°C dans des conteneurs spécifiques. Ils sont ensuite transportés (train, avion, voiture…) le plus rapidement possible vers les hôpitaux où auront lieu les greffes.

Une greffe peut mobiliser jusqu’à 8 personnes et durer jusqu’à 12 heures. Sans oublier que, grâce au don d’organes, plusieurs vies peuvent se poursuivre.
Après l’opération, le corps du défunt est rendu à la famille en toute dignité pour les obsèques.

Pour plus d’informations sur le don d’organes et de tissus, rendez-vous sur www.dondorganes.fr

Alexie Colson

Rédigé le 17 mars 2018

Par Alexie Colson

Chargée de prévention en santé, adepte du body attack et surtout experte en salades composées !

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