Le dépistage du cancer colorectal : après 50 ans, c’est important !

Mis à jour le 08/03/2017 par Alexie Colson

Près de 95 % des cancers colorectaux sont diagnostiqués après 50 ans, voilà qui explique pourquoi cet âge est un repère si important au niveau du dépistage. Avec plus de 42 000 nouveaux cas chaque année, le cancer colorectal est la deuxième cause de décès par cancer en France. Pourtant, détecté à un stade précoce, la guérison est possible dans 9 cas sur 10, d’où l’importance d’un dépistage régulier.

Cancer colorectal

Cancer colorectal, de quoi parle-t-on ?

Le cancer colorectal – aussi appelé cancer de l’intestin – regroupe le cancer du côlon et le cancer du rectum. Il est l’un des cancers les plus fréquents, 43 000 nouveaux cas diagnostiqués par an dont 55 % d’hommes et 45 % de femmes, avec la particularité de se développer très lentement. Néanmoins, grâce au dépistage précoce, il fait partie des cancers qui se soignent le mieux.

Un nouveau test de dépistage, plus simple et plus efficace

Comme le cancer du sein, le cancer colorectal bénéficie d’un dépistage organisé à l’échelle nationale, recommandé tous les deux ans aux hommes et aux femmes de 50 à 74 ans. Concrètement, les personnes reçoivent un courrier les invitant à retirer chez leur médecin un test de dépistage, appelé test immunologique. Il est aussi possible de le demander directement lors d’une consultation médicale. Simple et rapide, il est à réaliser chez soi et permet de détecter la présence de sang dans les selles. Plus sensible et plus performant, ce test nouvelle génération remplace le test Hemoccult II, utilisé jusqu’au printemps 2015. Il ne nécessite qu’un seul prélèvement de selles, échantillon à envoyer ensuite gratuitement pour analyse. Sachez qu’il est pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie, sans aucune avance de frais.

 

Les résultats sont communiqués par courrier sous 15 jours. Si le test est positif, cela ne signifie pas forcément que vous avez un cancer. C’est pourquoi il doit être complété par une coloscopie, sur prescription médicale, pour confirmer ou non le diagnostic.

Des facteurs de risque à prendre en compte

Le côlon et le rectum sont tapissés de cellules qui peuvent dégénérer et former des polypes. Ces tumeurs bénignes évoluent lentement et peuvent devenir cancéreuses. C’est la cause de 60 à 80 % des cas de cancer colorectal. Mais grâce au dépistage précoce, il est possible de repérer un polype avant qu’il n’évolue en cancer.

D’autres facteurs de risque existent :

  • L’âge : il est rare que le cancer colorectal se déclare avant 50 ans, même si cela reste possible. La tranche d’âge la plus concernée est celle des 50-74 ans.
  • Les antécédents familiaux : le facteur génétique et héréditaire a été mis en évidence dans l’apparition du cancer colorectal. Si des parents proches ont été touchés, vous devez être vigilant. Dans ce cas, il est préférable d’en parler dès l’âge de 40 ans avec votre médecin qui déterminera avec vous les meilleurs choix de prévention. Il s’agit en général d’une surveillance par coloscopie.
  • Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin : la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique.
  • Une alimentation très riche : un apport calorique excessif, trop riche en graisses animales, génère un effet néfaste. Il a été démontré que l’excès de viandes rouges et de charcuteries (par exemple à chaque déjeuner) augmente le risque sur le long terme. Mieux vaut privilégier une alimentation variée, tout en pratiquant une activité physique régulière.

Dans tous les cas, il est bon de rester à l’écoute de son corps. Si vous ressentez des douleurs abdominales ou troubles digestifs inhabituels, ou en cas de présence de sang dans les selles, n’hésitez pas à consulter votre médecin.

Géraldine Colleu

Par Géraldine Colleu

Rédactrice santé
Passionnée d'art et de lettres, mais surtout incollable en prévention santé !

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