Cancer du col de l’utérus, faites-vous dépister !

Mis à jour le 25/01/2016 par Bérangère Barataud

Près de 90 % des cancers du col de l'utérus pourraient être évités grâce au dépistage. Pourtant, 40 % des femmes - âgées notamment de 45 à 65 ans - ne font pas de frottis régulièrement. Pour prévenir la maladie et préserver votre santé, il est grand temps de se remobiliser. Après 45 ans, le frottis ce n'est surtout pas fini !

Dépistage cancer du col de l'utérus

Le frottis, pour qui ?

Le frottis est recommandé dès l’âge de 25 ans à toutes les femmes – même celles qui ont été vaccinées contre le papillomavirus (HPV) – et jusqu’à l’âge de 65 ans.

Ces recommandations restent valables même si vous n’avez pas de rapports sexuels, ne prenez pas la pilule ou êtes ménopausée. Les femmes enceintes peuvent également faire un frottis de dépistage sans prendre de risque.

Quand faire un frottis ?

Il est recommandé de faire un frottis tous les 3 ans. A savoir que les deux premiers frottis doivent être réalisés à un an d’intervalle.
Votre médecin peut aussi vous proposer un suivi plus rapproché en fonction de vos antécédents familiaux et médicaux.

Pourquoi se faire dépister ?

Le frottis permet de détecter des lésions pré-cancéreuses au niveau du col de l’utérus et d’intervenir avant qu’elles n’évoluent en cancer. Cet examen de dépistage permet ainsi d’éviter près de 90 % des cancers, ce n’est pas rien !

De même, si un cancer est dépisté, il y a de grandes chances qu’il soit encore à un stade précoce car le cancer du col de l’utérus a la particularité de se développer très lentement. On compte près de 3000 nouveaux cas dépistés chaque année en France.

Bon à savoir

Le cancer du col de l’utérus est principalement provoqué par le papillomavirus humain (HPV), virus qui se transmet le plus souvent lors de rapports sexuels. L’usage du préservatif ne garantit malheureusement pas une protection à 100 %.

Qui peut réaliser un frottis ?

Pour bénéficier d’un frottis, vous pouvez prendre rendez-vous avec :

  • un gynécologue ;
  • un médecin généraliste ;
  • une sage-femme (même si vous n’êtes pas enceinte).

Il est aussi possible de s’adresser à :

  • un centre de santé ou centre mutualiste ;
  • un centre de planification familiale ;
  • un laboratoire d’analyse (avec une prescription médicale) ;
  • un hôpital.

Le frottis en pratique

Le frottis consiste à prélever des cellules au niveau du col de l’utérus pour qu’elles soient ensuite analysées en laboratoire. La patiente est installée en position gynécologique et le prélèvement est très rapide. Bonne nouvelle : cet examen n’est pas du tout douloureux, seule une petite gêne peut être ressentie.

Vous recevez les résultats du frottis quelques jours après le prélèvement. Si besoin, votre médecin vous contactera pour des examens complémentaires.

Bon à savoir

Les précautions à prendre avant un frottis :

  • Prévoir un rendez-vous en dehors de la période des règles ;
  • Eviter les rapports sexuels 24 à 48 heures avant l’examen ;
  • Reporter le rendez-vous en cas de traitement local par voie vaginale.

La consultation au cours de laquelle le frottis est réalisé est remboursée à hauteur de 70 % par l’Assurance maladie. A noter : aucune avance de frais n’est demandée aux personnes bénéficiant de la CMU-C (couverture maladie universelle complémentaire) ou de l’aide médicale d’Etat (AME).

Restez à l’écoute de votre corps

Au moindre signe inhabituel (douleurs inexpliquées, saignements…), n’hésitez pas à consulter votre médecin ou gynécologue.

Bérangère Barataud

Par Bérangère Barataud

Férue de presse scientifique et d'infos santé, mais surtout maman poule !

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Votre avis nous intéresse

  1. TARRERIAS

    Article concis.
    Hélas le dépistage par frottis n’est pas fiable à 100% puisqu’un cas vécu démontre le contraire: examen + frottis en novembre de l’année A : RAS
    Douleurs au printemps suivant (année A+1) examens complémentaires, avec diagnostic de cancer très sérieux (IRM). Intervention chirurgicale fin mai de A+21 , suivie de rayons et chimio. résultat: décès moins de 12 mois après (année A+2).
    Conclusion: seul l’examen à l’IRM a été capable de démontrer l’existence de cette pathologie.

    Répondre
    • Bérangère Barataud

      Bérangère Barataud

      Bonjour,
      Nous vous remercions pour ce témoignage et nous sommes tout à fait d’accord avec vous. Il est bon de rappeler que la fiabilité d’un examen de dépistage n’est malheureusement pas de 100 %. Dans le cas du frottis, les tests dits « faussement positifs » (quand le résultat du test annonce une lésion suspecte alors que les examens complémentaires démontrent le contraire) sont rares. Mais les tests « faussement négatifs » sont moins rares, surtout en cas de lésions précancéreuses. D’où l’importance de la régularité dans la pratique de ces tests de dépistage.
      N’oublions pas pour autant que le dépistage (même s’il touche un nombre limité de sujets, uniquement ceux qui ont une lésion trouvée par le dépistage) permet de diminuer le nombre de décès par cancer grâce à la mise en place d’une prise en charge précoce.
      Encore merci pour cette réaction et à très bientôt sur notre site MGC Prévention.

      Répondre
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