Cancer du col de l’utérus : bientôt un dépistage généralisé

Mis à jour le 27/01/2017 par Bérangère Barataud

À l'occasion de la campagne de prévention et de dépistage du cancer du col de l'utérus du 22 au 28 janvier 2017, la perspective d’une généralisation du dépistage organisé se profile et débuterait en 2018. Pourquoi une telle généralisation ? Pour qui ? On vous dit tout…

depistage du cancer du col de l'utérus

Réduire le nombre de cancers grâce au dépistage organisé

La généralisation du dépistage organisé du cancer du col de l’utérus s’inscrit dans le Plan cancer 2014-2019. Elle devrait débuter en 2018 après une phase d’expérimentation concluante, menée de 2010 à 2014 dans 13 départements français. Les résultats ont montré un meilleur taux de participation au dépistage, notamment en facilitant l’accès au dépistage des populations vulnérables ou les plus éloignées du système de santé.

Selon l’agence Santé publique France, ce dispositif permettrait d’accroître, à l’échelle nationale, le nombre de femmes dépistées – on parle de 80 % de la population concernée – et ainsi de diminuer l’incidence et la mortalité de ce cancer.

Aujourd’hui, le taux de couverture du dépistage du cancer du col de l’utérus avoisine les 60 %. Cela signifie que 40 % des femmes ne réalisent pas de frottis. Pourtant, grâce à cet examen, le cancer du col de l’utérus peut être évité dans 9 cas sur 10 !

Chaque année en France, près de 3 000 femmes sont atteintes par un cancer du col de l’utérus et environ 1 100 en meurent. Grâce au dépistage, l’incidence et la mortalité ont diminué, faisant passer en 2012 le cancer du col de l’utérus à la 11e place des cancers les plus fréquents chez la femme.

Le dépistage organisé en pratique

Concrètement, les femmes concernées, âgées de 25 à 65 ans, recevront une invitation à se faire dépister en effectuant un frottis chez un professionnel de santé (médecin traitant, gynécologue, sage-femme).

En parallèle, l’idée d’envoyer un kit d’auto-prélèvement vaginal au domicile des femmes n’ayant pas répondu à la première invitation pour le dépistage organisé se profile. Elle serait une alternative de relance, au lieu d’un second courrier.

Nos conseils

En attendant que le cahier des charges du dépistage organisé soit validé fin 2017, n’hésitez pas à vous rendre une fois par an chez un professionnel de santé pour une visite de contrôle et réaliser, si besoin, un frottis.

Pour rappel :

  • le frottis cervico-utérin est à réaliser chez les femmes de 25 à 65 ans, tous les trois ans, après deux premiers frottis normaux effectués à un an d’intervalle.
  • la vaccination anti-HPV concerne les jeunes filles de 11 et 14 ans, avec un rattrapage possible jusqu’à 20 ans (19 ans révolus). A noter, que la vaccination n’exclut pas la réalisation de frottis dès l’âge de 25 ans. Ces deux procédés sont complémentaires.
Alexie Colson

Par Alexie Colson

Rédactrice nutrition et santé
Chargée de prévention en santé, adepte du body attack et surtout experte en salades composées !

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